54 ans après l’indépendance, c’est regrettable que les Burundais n’aient pas encore les mécanismes de gestion des conflits d’après l’ancien diplomate Cyprien Mbonimpa

Lors du lancement officiel du livre « Mémoires d’un diplomate (1973 -2006) entre tourmentes et espoir, l’ancien diplomate Cyprien Mbonimpa déplore que 54 après l’indépendance, les Burundais n’ont pas encore la maturité de gestion des conflits. Ce haut diplomate témoin de la gestion des périodes sensibles du pays signale que les Burundais avaient acquis les bonnes manières de gestion des conflits à Arusha. Ce vieux de 70 ans donne des conseils aux gestionnaires actuels du pays , dans la gestion des crises qui ont toujours endeuillé le Burundi ,les responsables ont mal agi et souvent les crises ont été suivi de répression aveugle. C’est le cas de la crise de 1972 ou le président Micombero Michel ou il a été « mal droit » à la gestion.
Le dialogue à tout moment est la seule voie de gestion des conflits « aucune société dans le monde ou il n’y a pas de conflits mais la capacité des dirigeants de gestion importe beaucoup ».Dans la crise actuelle ambassadeur Mbonimpa Cyprien propose aux dirigeants de parler aux protagonistes sans faux fuyants, on ne dialogue pas avec les amis mais plutôt avec les ennemis .Ce diplomate enseignant aujourd’hui les relations internationales est désormais le partisan de la sagesse et du respect de l’opinion de l’autre.
Dans une interview accordée à la Radio Bonesha FM, il prône la modestie en citant un chanteur français qui constate avant sa mort qu’il ne sait rien alors qu’à l’enfance ,il pensait qu’il est omniscient.

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Publié le 8 / 07 / 2016 par

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