Abbas Mbazumutima: ‘’Je suis né avec Bonesha FM’’

Bonjour à tous,

Je m’appelle Abbas Mbazumutima, je suis né avec Bonesha. La radio s’appelait Umwizero, une initiative de l’ancien chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, à qui je rends aujourd’hui, un hommage vibrant avec tous ses amis qui ont cru en ce projet.

Une minute de silence pour l’Euro parlementaire, Pierre Pradier, qui a soutenu cette initiative et qui a fait plusieurs navettes entre Paris et Bujumbura. Je rends hommage également à Hubert Vieille, de radio France Besançon, François Capelier de Radio Culture, Philippe Perdrix de Jeune Afrique, Laurent Sadoux de RFI, Malek Jaoud de Radio Algérie, et surtout à Eva Faye et à Antoine Ntamikevyo qui sont à la base de Bonesha FM.

Seigneur, j’allais oublier, tout ce monde qui ont fait de Bonesha ce qu’elle est aujourd’hui, du mois avant qu’elle ne soit vandalisée au lendemain du putsch manqué du 13 mai 2015. Une date à marquer d’une pierre noire pour les médias burundais. Je pense aux noms comme Antoine Kaburahe, Jacqueline Segahungu, Amosek Simba Yao(DCD), Ital’o Karoli(DCD), Marina Kaboneye, Edgar Charles Mbanza, Nadine Nduwayezu(DCD), Martine Kanani, Dieudonné Nitunga, Louis Kamatari, Adrien Nihorimbere, Céline Blazy, etc., etc., d’autres noms encore. Chers amis et confrères je m’incline !

Comme le temps passe vite ! Je ne réalise pas que 20 ans viennent de s’écouler. 20 ans d’aventure, de brimade, de combat pour une bonne cause. C’est deux décennies de gloire, de lutte pour la démocratie, la liberté d’expression, pour le droit à l’information. C’est 20 ans de contribution pour asseoir et consolider la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de Droit, 20 ans de promotion et de protection des droits de l’homme, deux décennies d’efforts et de soutien à toutes les initiatives de réconciliation.

Ces 20 ans, je les ai vécus intensément. Qu’est-ce qu’on n’a pas vu ? Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu, vécu ? Nous avons tendu le micro à tous les messages de paix, d’appel au calme, à la raison. Mais hélas, aujourd’hui, je pleure et je déplore ce qui est arrivé à nos chers médias. Il y a tout un pilier de la démocratie qui a été abattu. Mais il ne faut pas perdre tout espoir. A luta continua !

C’est avec une grande émotion que j’écris ces mots qui viennent du fond de mon cœur.


Publié le 19 / 02 / 2016 par

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