Au moins 14 policiers et officiers supérieurs désertent à la fin de leur mission à l’étranger

Des jeunes policiers et soldats burundais en mission dans certains pays de l’Afrique ont décidé de ne pas regagner leur pays. Et pour cause : ils craignent la répression qui s’abat depuis quelques mois sur certains éléments des forces de l’ordre suspectés d’être proches de l’opposition et qui cible en particulier les officiers tutsis, selon plusieurs rapports d’ONG et des Nations Unies.

Certains de ces militaires se sont confiés à nos confrères de Rfi : « toutes ces arrestations arbitraires, ces tortures, ces exécutions extrajudiciaires, sont effectués conjointement par les services de renseignement et la milice Imbonerakure. Ils se sont arrogés le droit d’arrêter les militaires, surtout ceux de la minorité tutsi et les jeunes officiers. Ils s’en prennent à leurs familles les arrêtent, les insultent, les torturent et parfois les tuent ».
Selon une source onusienne, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) se prépare actuellement à une multiplication des demandes d’asile des militaires burundais.

S’exprimant sur RFI, le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise, affirme être au courant de certains de ces cas. Mais il dit ne pas comprendre les motivations de ces soldats. « S’ils ont été manipulés et font maintenant de la politique, alors je m’en lave les mains », dit-il.
M. Baratuza ajoute qu’il ignore également les raisons qui ont poussé son prédécesseur, le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza à présenter sa démission pour aller s’exiler lorsque s’est achevé son mandat comme porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Des sources proches de sa famille indiquent que ce dernier craignait pour sa vie s’il venait à rentrer.


Publié le 18 / 08 / 2016 par

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