« Avec les nouvelles taxes dans le budget 2017, le gouvernement veut succer le petit paysan » s’inquiète Gabriel Rufyiri

Au lendemain du vote du budget de l’Etat Burundais exercice 2017, Gabriel Rufyiri Président de l’Observatoire de Lutte contre les Malversations Economiques dénonce un budget qui veut enfoncer les Burundais dans la misère. Dans un communiqué de presse que cette organisation a rendu public vendredi le 23 décembre 2016,

L’Olucome parle d’une augmentation exagérée des taxes sur tous les produits de première nécessité dans un contexte de pauvreté extrême. « Selon le Fond Monétaire International, le taux de croissance est estimé aujourd’hui à – 4,1 pour l’année contre 4,7 en 2014. Le PIB est passé de 315,2 dollars en 2014 à 260 en 2015». D’après Gabriel Rufyiri, cette situation plonge encore une fois le pays dans une profonde crise économique.

Cette organisation révèle que plus de 2/3 des partenaires financiers qui appuyaient le Burundi ont coupé leurs aides privant ainsi plus de 700 milliards de francs burundais les caisses de l’Etat. Selon Gabriel Rufyiri, le gouvernement burundais veut aggraver la situation de misère en prélevant beaucoup de taxes sur les produits de première nécessité. Les groupes qui seront concernés par ces taxes sont les taxis vélos et les domestiques alors qu’ils ont de petits moyens. L’Olucome dénonce également la suppression de la politique de charroi zéro en intégrant dans le budget l’achat de nouveaux véhicules vendus à des prix dérisoires il y a plus de deux ans.

Le budget prévu pour 2017 est estimé à plus de 1326.9 milliards contre 1269 milliards en 2016 soit une augmentation de 5.2%. L’Olucome demande au parlement de supprimer toutes les taxes qui seront payées par les pauvres et élargir l’assiette aux riches.


Publié le 23 / 12 / 2016 par

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