Bubanza : confirmation de la détention d’un médecin de l’hôpital Bubanza

La détention en prison du Docteur Ndanibenga Pascal de l’hôpital de première référence de Bubanza a été confirmée. Le verdict tombe le 9 mars après 24h de mise en délibéré de l’affaire.
Personne ne s’attendait à ce prononcé vu les conditions d’arrestation dudit docteur le 6 mars par le parquet de Bubanza, après une instruction de 3 heures devant le substitut du procureur. C’est le procureur qui aurait ordonné sa mise en détention.

Quid sur le mobile de cet emprisonnement?

Le 25 février Dr Ndanibenga pascal est au service à la maternité pour une intervention dans le bloc opératoire. Au même moment vers 13h une ambulance débarque venant du centre de santé Ciya, en zone Muramba de la commune Bubanza à bord de laquelle une femme en état de santé très critique. Cet ambulance a dû faire un arrêt devant le portail de l’hôpital, le sentinelle était à la morgue, il sera provisoirement remplacé ce qui aurait retarder l’arrivée de ce véhicule dans les enceintes de l’hôpital de Bubanza. La malade était accompagnée par son père selon une source contactée. Avant d’arriver dans la salle des urgences, elle était déjà morte, à constaté le chauffeur.

Cette mort est politiquement exploitée

Samedi, le 4 mars dans une réunion de sécurité, le nom du Docteur Ndanibenga est évoqué. Il est accusé de négligence des malades par un chef de zone Bubanza. Beaucoup de participants n’y croient pas leurs oreilles. Le gouverneur de la province joue les tempérances et l’affaire rebondit le surlendemain.

A la prison, un deuxième accusé l’y rejoint le sentinelle.
Qui est derrière cette affaire, s’interrogent Certains prestataires de soins contactés. Leurs inquiétudes sont fondées sur la présence physique de l’accusé dans un bloc opératoire au moment de l’arrivée de la malade et ne trouvent aucune liaison avec les faits lui reprochés?

Manifestement sa détention avait été décidée ailleurs. Pas au parquet de Bubanza où au TGI de ce ressort. La confirmation du maintien en prison pour «non assistance et négligence d’une personne en danger» ne sont que des accusations fallacieuses, conclut un juriste contacté. Les vraies raisons se trouveraient ailleurs.
Un appel est envisagé dans le camp de la défense.


Publié le 10 / 03 / 2017 par

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