Bubanza : vie très dure pour les gens vivant de petits métiers

«Je n’ai gagné que 2000 francs burundais», telles sont les propos d’un cycliste qui vit du transport à vélos au centre de Bubanza. Selon Élie, ce métier ne rémunère plus. Avant 2016, certains cyclistes pouvaient gagner jusqu’à 9000 francs burundais par jour. Salvator avoue avoir construit sa maison et a acheté une parcelle en plus. Aujourd’hui, certains sont incapables de nourrir leurs familles même une fois la journée.

La vie est plutôt plus compliquée pour ceux qui font ce travail avec des vélos loués. La concurrence est déloyale entre les motocyclistes et les taxis vélo. Sur un même trajet, la différence de prix est légère, ce qui pousse les clients à préférer les motos que les vélos.

Un autre facteur qui fait que la vie soit encore très difficile, est l’envol des prix des produits de première nécessité sur le marché de Bubanza. A titre d’exemple, 1kg de farine de manioc a passé de 700 à 1100 francs burundais, de 800 à 1300 1kg de haricot, 1kg de riz est passé de 1000 à 1500 etc
.
Les gens préfèrent marcher à pieds plutôt que prendre un moyen de déplacement, sauf en cas de force majeure.
Ces transporteurs n’ont malheureusement pas de choix que de continuer ce travail en attendant les jours meilleurs. Ils déplorent néanmoins les taxes qui leurs sont demandées par l’administration et qui aggravent leurs situations, avouent certains des transporteurs contactés.


Publié le 27 / 09 / 2016 par

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