Bujumbura : Un ramadhan affecté par la situation économico-sécuritaire

A moins de deux semaines de la fin du ramadhan les musulmans de la ville de Bujumbura disent ressentir des difficultés pour accomplir ce devoir.
Ces difficultés comme ils le témoignent sont lié à la conjoncture économique et sécuritaire actuelle.

Une mère dit que cette année ce mois sacré n’est pas célébré dans sa famille comme il l’aurait voulu « Vous savez après une toute journée de jeune, il n’est pas facile de ne pas pouvoir se restaurer comme on le voudrait faute de moyens financiers.

Les musulmans ne sont pas épargnés par la crise financière que connait notre pays. Maintenant nous ne sommes pas à mesure de préparer beaucoup pour partager avec ceux qui n’ont pas pu en avoir comme nous le prescrit l’Islam».

« On a quelques jours de la fin du ramadhan, en tant que mère on se prépare pour célébrer cette fête comme il se doit Avant on achetait de nouveaux habits pour les enfants, on faisait un petit stock pour le grand repas du dernier jour mais aujourd’hui ce n’est pas les cas. Les prix des habits ont triplés alors qu’il n y a même pas de nouvel arrivage.
On s’en rend compte quand on va au marché ou dans les magasins pour voir où on faire ces achats et voir les prix. » témoigne Bukuru une maman rencontré qui ajoute que cette monté des prix est justifié par un manque de devise comme le leur explique les commerçants.

Cet état des faits est confirmé par un commerçant de denrées alimentaires de la 8ème avenue de Buyenzi, qui dit percevoir une baisse des ventes dans ce mois sacré pour les musulmans. « Cela fait trois ans que je tiens ce commerce ici, et cette année de même que l’année passée par ailleurs, il y’a eu une baisse des achats faits par les musulmans.
Cela peut être dû au fait que les prix ont un peu monté parce que là où on s’approvisionne comme dans la province Kirundo, Gitega ou Ruyigi, il y a des restrictions faites sur les exportations des récoltes, surtout le haricot. On nous dit que c’est pour prévenir les famines ».
La situation sécuritaire aurait aussi des répercussions sur le ramadhan. « Ce mois est sacré pour nous. C’est une période consacrée à des prières de repentance mais on n’est pas à mesure de faire toutes les prières comme elles sont prévues. Par exemple la prière du soir appelée Taraweh de 19H30, avant elle durait 1heure 30 minutes à 2 heures mais actuellement elle dure 30 minutes à 1 heures en moyenne dans différentes mosquées suite à la situation sécuritaire instable dans certains quartiers de Bujumbura.


Publié le 23 / 06 / 2016 par

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