Bujumbura : l’UE prive le gouvernement des fonds de l’AMISOM

D’après un diplomate qui a requit l’anonymat, l’UE serait entrain d’analyser de nouveaux canaux pour payer directement les salaires aux soldats burundais de l’AMISOM sans passer par les comptes du gouvernement.
Le même diplomate affirme que des discussions avec l’UA sur ce dossier sont en cours. Selon le site de la RFI, l’UE a déjà versé les fonds de l’AMISOM sur les comptes de l’AU depuis trois semaines, mais elle a versé uniquement des arriérés allant jusqu’au 16 mars 2016.
Cette date coïncide avec le début des sanctions pour le Burundi par l’UE. Des sources parmi les militaires burundais de l’AMISOM disent qu’ils ont été notifiés de la décision mais ils disent que le mode de payement n’a pas été précisé.
Chaque mois le gouvernement du Burundi prélevait 200 dollars sur le salaire de chacun des 5500 militaires burundais de l’AMISOM. Ainsi l’UE va exercer plus de pression sur le pouvoir de Nkurunziza pour le contraindre à négocier avec son opposition.
Le Burundi est en crise depuis avril 2015 après la candidature controversée du président Nkurunziza. La récente résolution des nations unies avait dénoncé plusieurs formes de violations des droits de l’homme commises par les agents du pouvoir de Pierre Nkurunziza. La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Bujumbura a décidé de quitter la cour pénale internationale et suspendre sa coopération avec l’office du Haut-commissariat des Droits de l’homme au Burundi l’accusant d’avoir aidé à la rédaction du rapport des experts indépendants des Nations unies. Un rapport qui dénonçait l’existence de plusieurs cas d’exécutions extra-judicaires, tortures, disparitions forcées, viols et assassinats politiques ciblés contre les opposants au pouvoir et l’existence des fosses communes.


Publié le 17 / 10 / 2016 par

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