Burundi- Alerte : Trafic humain ou recherche d’un travail domestique?

Des jeunes filles d’âge compris entre 14 et 25ans partent massivement vers les pays arabes comme l’Oman ,Dubaï et Qatar pour se faire embaucher comme travailleurs domestiques .Des quartiers Buterere ,kanyosha et Buyenzi sont les plus touchés par ce mouvement « étrange » .Ces filles disent qu’elles partent de façon officielle car les documents de voyage sont octroyés par les autorités habilités. Mais les parents de ces filles ne sont pas autorisés même à les accompagner à l’aéroport ; regrette un parent qui dit qu’il a vu sa fille embarquée dans un véhicule par un militaire jusqu’ à l’aéroport .Une de ces jeunes filles qui est rentrée d’Oman après un mois à Oman nous raconte qu’elle a subi des tortures de la part de ces patrons. « Ils me battaient chaque fois en m’accusant d’être une voleuse, je mangeais des restes des repas alors que je travaillais 24 heure sur 24 sans repos pour un salaire mensuel légèrement supérieur à cent dollars américains .Quand j’ai voulu rentrer à la maison ils ont refusé en me disant que mon contrat était de deux ans. A l’arrivée tous les documents de voyage vous sont retirés et confisqués par une association impliquée dans ce circuit. » Cette fille a eu beaucoup de difficulté pour rentrer mais sa famille a pu intervenir. Elle ajoute que les domestiques là bas n’ont pas droit aux soins de santé. Selon ses témoignages, sa copine qui était dans les mêmes conditions est tombée malade mais elle n’a pas été reçue à l’hôpital. Les médecins disent qu’ils ne peuvent pas soigner une personne qui n’a pas de pièces d’identité .Une autre fille qui est rentrée du Liban conseille aux autres filles de rester au pays car là bas, dit-elle, la plupart des filles burundaises sont utilisées comme des objets sexuels par leurs patrons ou des gens qui les ont amené dans ces pays. Elle indique qu’il ya des filles qui sont retournées au Burundi présentent des problèmes mentaux à cause de ces traitement inhumains et dégradants (tortures et traumatisme) .Certaines de celles qui rentrent présentent des cicatrices de brûlures sur des parties du corps.
Tous ces témoignages nous ont été donnés sous couvert d’anonymat. Il est très difficile de connaître exactement le nombre de celles qui partent mais nos sources confirment que le réseau se consolide avec parfois la complicité de certaines autorités.


Publié le 25 / 01 / 2016 par

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