Burundi : des organisations de la société civile réclament la suspension de la coopération entre le gouvernement burundais et la Belgique

Dans une conférence- débat animée conjointement par plus de quinze organisations de la société civile ce vendredi 18 novembre 2016 à Bujumbura, la Belgique a été accusée de continuer à encourager et à soutenir l’insurrection au Burundi pour perturber la paix et la sécurité. Les présentations tournaient autour du thème : « la dénonciation du rôle de la Belgique dans la triste histoire du Burundi et dans la déstabilisation de la paix et la sécurité au Burundi en complicité avec certains Burundais de la société civile ».
La conférence- débat a été introduite par une prière articulée autour de l’écriture sainte de Rome 8, verset 31 qui a été expliquée comme suit : si c’est ainsi qu’est-ce qu’il faut dire ? Si Dieu est de notre côté qui peut nous battre et nous vaincre ? Elle a été suivie de l’hymne nationale avant plus de dix présentations.
Les exposés développés sont notamment : « la complicité de la Belgique dans les manifestations violentes et putsch manqué du mai 2015, rôle de la Belgique dans la triste histoire du Burundi, les manifestations d’avril 2015 : leur nature et conséquences, jeunesse face aux manipulations : comment les prévenir… ».
Dans les présentations, les conférenciers, des représentants des organisations de la société civile encore actives au pays, ont convergé pour demander au gouvernement burundais de suspendre toute coopération avec la Belgique accusée de traiter le Burundi comme un esclave.
Certaines organisations de la société civile dont les représentants sont en exile ont été reprochée de « se lancer dans une campagne de diabolisation du gouvernement burundais pour ternir l’image du pays ».
Les animateurs de la conférence-débat ont félicité le gouvernement pour la gratuité des soins pour les moins de cinq ans et les femmes enceintes ainsi que la gratuité de l’éducation au primaire. Ils ont déclaré que le sénat belge qui se prépare à recevoir lundi 21 novembre 2016 des représentants de la société civile en exile est mal intentionné. Ils ont encouragé le gouvernement burundais à « continuer » à respecter toutes les dispositions de la déclaration universelle des droits de l’homme.


Publié le 18 / 11 / 2016 par

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