Burundi -Droits de l’homme : la ligue Iteka dénonce la persistance des cas d’assassinats et d’arrestations arbitraires

Dans un rapport hebdomadaire de la ligue des droits de l’homme sorti ce lundi 25 septembre 2017, cette organisation rapporte 16 cas de personnes qui ont été assassinées au cours de la semaine du 18 au 24 septembre 2017.

Parmi les victimes, deux militaires de la position se trouvant près de la frontière Burundo-Congolaise dans la zone Gatumba commune Mutimbuzi province Bujumbura. Ces militaires sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés qui n’ont pas été identifiés dans la matinée de ce lundi 24 septembre 2017. Deux fusils de types kalachnikov appartenant à ces militaires ont été également récupérés par les auteurs de cette attaque. Une autre personne du Nom de Mossi Ndayarinze a été tuée par des policiers qui montaient la garde au domicile d’un opérateur économique connu sous le nom de Shopping dans la nuit de dimanche 23 septembre 2017 au quartier Musinzira de la ville de Gitega. La victime était accusée par l’administration de faire partie d’une équipe de bandits qui voulait commettre un vol chez ce commerçant.

Dans la journée 22 septembre à Rwibikana commune Busoni province Kirundo, la ligue Iteka rapporte une autre personne du nom d’Innocent Sabushimike poignardé par un jeune Imborakure de la même colline après avoir été vaincu par la victime lors d’un jeu de hasard. L’auteur n’a toujours pas été arrêté, uniquement parce qu’il est membre du parti au pouvoir.

En plus de ces personnes tuées, le rapport de la ligue Iteka revient sur un phénomène de découverte de corps sans vie en zone Kinama de la mairie de Bujumbura, à Matana, à Kigutu et en zone Ngagara. Tous ces cadavres ont été enterrés sans qu’aucune enquête pour déterminer les causes de leurs décès ne soit diligentée d’après toujours le rapport de la ligue iteka.

Ce rapport indique en outre, que la semaine a été marquée par une douzaine de cas d’arrestations arbitraires et d’enlèvements. Les victimes sont pour la plus part des membres des partis d’opposition soupçonnés d’être opposés au troisième mandat du Président Nkurunziza. Cette organisation de défense des droits de l’homme qui travaille en exil pointe du doigt certains jeunes Imbonerakure, certains agents du service national de renseignement et des policiers comme auteurs de ces crimes.
Elle interpelle le gouvernement à traduire en justice les auteurs de toutes ces violations des droits de l’homme.


Publié le 26 / 09 / 2017 par

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