Burundi-Gouvernance : 32.6 millions USD de crédit pour le gouvernement , un contrat mafieux

Le Burundi a engagé des démarches visant l’obtention d’un crédit de 32.6 millions de dollars américains auprès de la banque chinoise Exim Bank, ce qu’Olucome qualifie de coûteux, illégal et insoutenable.

Dans une lettre que cette organisation a adressée au président de la République ce 9 août 2017, elle lui demande d’annuler la requête de ce crédit. Elle rappelle que ce crédit va être contracté pour financer le projet de migration vers la télévision numérique de la RTNB.

Or, dans ce projet, le gouvernement du Burundi est associé à l’entreprise chinoise Startimes qui détient, à elle seule, 60% du capital. Ce qui est révoltant selon l’Olucome, pour un pays réputé indépendant car les intérêts inhérents à ce crédit seront payés par les pauvres burundais.

Cette organisation constate également que ce crédit sera contracté en violation de plusieurs conventions internationales ratifiées par le Burundi.

L’Olucome rappelle qu’en 2013, le gouvernement burundais avait attribué l’exploitation du port de Bujumbura à une entreprise sud-africaine Global Port Services Burundi (GPSB) dont le patron a pris la fuite, la nuit, en emportant une bagatelle d’argent d’environ 411 millions de francs burundais.

Dans cette même lettre, l’Olucome demande au président d’annuler d’autres contrats qui sont, pour lui, irréguliers car conclus sans transparence ni concurrence à l’instar du contrat de 550 millions USD pour l’achat du matériel de communication, des conventions pour l’exploitation des gisements des minerais de Gakara, Musongati, Waga, Nyabikere, etc.


Publié le 14 / 08 / 2017 par

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