Burundi : HRW exhorte l’ONU à imposer des sanctions ciblées contre certains Imbonerakure

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 19 janvier 2017, l’ONG internationale Human Right watch indique que la ligue des jeunes du parti au pouvoir au Burundi, connus sous le nom d’Imbonerakure, ont utilisé des gourdins pour battre à mort un garçon de 15 ans, ont planté un couteau dans l’œil de l’une des victimes, le rendant aveugle, et ont attaqué d’autres personnes à coups de couteau, de gourdin et des poteaux de bois. Des Imbonerakure ont transpercé l’œil d’un autre homme, puis l’ont piétiné à mort. Des Imbonerakure ont également établi des barrages routiers non officiels dans plusieurs provinces, parfois détenant et battant des passants, et leur extorquant de l’argent ou volant leurs biens.
Cette ONG internationale trouve que des membres les Imbonerakure sont devenus de plus en plus puissants dans certaines provinces ces derniers mois. Et que certains jeunes du CNDD FDD collaborent étroitement avec le Service national de renseignement (SNR), en arrêtant des adversaires présumés, en battant et en les transférant aux bureaux des services de renseignement. Les Imbonerakure se sont parfois habillés en tenue policière ou de l’armée, ont porté des armes et opéré aux côtés de la police ou de l’armée. Dans des parties du pays, des témoins ont affirmé à HRW que certains membres des Imbonerakure sont même plus puissants que la police, qui n’intervient même pas quand elle sait que des Imbonerakure torturent, arrêtent et maltraitent des habitants.
Dans ce même communiqué, HRW évoque l’assassinat du Ministre Emmanuel Niyonkuru et l’attaque qui a été commise contre le conseil principal à la présidence de République du Burundi Willy Nyamitwe par des hommes armés non identifiés.
Human Right Watch recommande au Conseil de sécurité de l’ONU à imposer des interdictions de voyager et le gel des avoirs contre les individus responsables de violations des droits humains en cours au Burundi. Selon Human Rights Watch, le Conseil de sécurité devrait aussi créer un panel d’experts pour identifier les responsables burundais, qu’ils fassent partie du gouvernement ou de l’opposition, les plus responsables des exécutions sommaires, des actes de torture et d’autres graves violations des droits humains commises depuis avril 2015.
HRW conclu son communiqué en invitant la Commission d’enquête de l’ONU d’ouvrir rapidement son enquête. E t qu’elle devrait mettre l’accent sur les meurtres et autres abus commis par des jeunes du parti de Nkurunziza afin d’identifier les membres des Imbonerakure ainsi que les agents des forces de sécurité et les membres du gouvernement ou du parti au pouvoir les plus responsables de ces crimes.


Publié le 20 / 01 / 2017 par

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