Burundi : SOS-Torture dénonce des arrestations d’un militaire, des militants FNL et la radiation de quelques ONGs locales

SOS Torture évoque la disparition forcée d’un sous-officier de l’armée burundaise. Le Caporal-chef Ernest Bagayuwitunze est sans trace depuis le 23 octobre 2016 ; introuvable dans les cachots officiels.

Le rapport hebdomadaire de SOS Torture condamne également le comportement des jeunes « miliciens » de la ligue ‘Imbonerakure’ qui ont torturé un militant du parti d’opposition Front National de Libération (FNL) dirigé par Agathon Rwasa, vice-président de l’Assemblée Nationale, dans la commune Buhiga, province Karuzi. La victime est un certain Viateur Niyongere.

Des agents de la police ont par la suite arrêté et emprisonné le jeune homme sans lui permettre de recevoir des soins pour les coups reçus. Ces jeunes du parti au pouvoir CNDD-FDD n’ont pas été poursuivis pour leurs actes et restent libres de leurs mouvements selon le rapport.
SOS Torture déplore aussi l’arrestation par des agents de la police d’une responsable du parti d’opposition FNL dans la zone Ruyaga, commune Kanyosha, province Bujumbura ainsi que son fils et un autre membre de la famille en date du 27 octobre 2016. Il s’agit de Pascasie Ndabihawenimana en charge des communes Kanyosha, Nyabiraba et Mugongo -Manga pour le compte du parti FNL.
Des proches au sein du parti FNL indiquent que Mme Ndabihawenimana est victime de ses convictions politiques et de la place qu’elle occupe dans les instances locales du parti. Elle est incarcérée avec son fils Egide Nitunga et son beau-frère Tite Barumbanze ; mais la police n’a fourni aucun mandat pour ces arrestations.
L’ONG SOS Torture Burundi conclut son 46ème rapport, en condamnant « de la manière plus ferme » l’action du ministre de l’antérieur de suspendre provisoirement et de radier définitivement certaines organisations de la société civile dont SOS-Torture Burundi qui n’a pas demandé d’agrément auprès de ce Ministère. Selon SOS Torture, ces mesures s’inscrivent dans un contexte de harcèlement des défenseurs des droits humains et tout cela porte atteinte à la liberté d’association des défenseurs.

Ces organisations sont accusées par ce Ministère de « mener des activités qui ne sont pas en conformité avec leurs objectifs consignés dans leurs statuts mais qui sont plutôt à perturber l’ordre et la sûreté de l’Etat ».


Publié le 31 / 10 / 2016 par

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