Burundi-Sécurité routière: la police de roulage reconnait que ce secteur est gangrené par la corruption

Des transporteurs de camions et des bus de transports à l’intérieur du pays font savoir qu’ils sont obligés de payer au poste de police de roulage une somme d’argent allant de 2000 à 5000 francs burundais par jour pour les conducteurs des bus. Les commerçants de charbon de bois eux indiquent qu’ils donnent plus que ça. Ils affirment que le montant à donner aux agents de la police de roulage placés sur les routes qui desservent la capitale en provenance de l’intérieur du pays dépend du nombre de sacs de charbon transportés. Selon ces transporteurs de charbon, l’argent qu’ils donnent à ces policiers n’est plus considéré comme de la corruption.

Ces commerçants disent que cet argent est destiné à « acheter le temps » afin d’échapper au contrôle et gagner plus de temps. Dans une réunion que le Commandant de la police de roulage a tenue ce lundi 19 juin 2017 avec les transporteurs du charbon de bois, Museremu Alfred a reconnu que ce secteur est gangréné par la corruption. Il a déclaré que certains transporteurs ne disposant pas de documents au complet se font libérer en corrompant les agents de roulage.

Il appelle les policiers à se défaire de ce phénomène au risque de s’exposer à de lourdes sanctions. De leur côté, les transporteurs se sont convenus d’être en ordre avec tous les documents de transports et de dénoncer tout policier qui tentera d’exiger de pot-de-vin pendant les contrôles routiers.


Publié le 20 / 06 / 2017 par

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