Burundi : Une dizaine de députés européens alerte la communauté internationale contre un éventuel « génocide politico-ethnique »

Ces députés constatent que le régime de Bujumbura est resté sourd jusqu’ici à toutes les démarches de la communauté internationale destinées à stopper cette marche « inexorable vers la conflagration généralisée ». Des missions de haut rang ont été dépêchées sur place par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, l’UA et par d’autres instances internationales et régionales, afin de prévenir l’imminence de violences généralisées, voire d’un génocide.

Pour ces élus européens, des résolutions ont été prises par ces mêmes instances et se sont heurtées à l’intransigeance de « la dictature » burundaise qui en a empêché l’exécution.
« Face à cette obstruction systématique du pouvoir et au risque très élevé d’un génocide politico-ethnique à grande échelle, la communauté internationale est dans l’obligation morale de prendre des mesures urgentes en vue de protéger le peuple burundais », exhortent-ils.

Ces treize députés de l’UE indique avoir lancé un appel urgent et angoissé à la communauté internationale et aux pays démocratiques dans le monde pour dissuader le régime Nkurunziza de ne pas franchir « la ligne rouge » en amendant la constitution actuelle en vue de supprimer toute référence à des mandats présidentiels fixes, ou pour s’accorder des mandats supplémentaires.

Ils demandent également à la Communauté Est Africaine d’exiger à Nkurunziza d’accepter des négociations inclusives et sans conditions. En cas de refus, cette organisation devrait décréter un embargo économique et sur les armes contre le Burundi, selon toujours ces parlementaires de l’occident.

Ils rappellent qu’il faut la mise en application la décision de la Commission de UA de dépêcher au Burundi une force de maintien de la paix de 5.000 hommes, et envoyer sans délais sur place les observateurs des Nations-Unies prévus dans une résolution du Conseil de Sécurité.
Ils concluent en demandant à tous les pays démocratiques de renforcer les sanctions contre le Burundi, ainsi que celles déjà prises à l’encontre de certaines personnalités identifiées, auteurs de crimes relevant du droit international. Ces sanctions doivent s’étendre aux facilités de voyages pour les dissuader de poursuivre leurs actions criminelles.


Publié le 5 / 06 / 2017 par

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