Burundi : au moins un cas d’assassinat par jour et plusieurs arrestations, SOS-Torture Burundi lance un cri d’alarme

Dans un rapport sorti ce dimanche 8 janvier 2017, SOS- Torture Burundi relève six cas d’assassinat dans différentes localités du pays. Parmi ces assassinats, celui du ministre de l’eau, de l’environnement et de l urbanisme Emmanuel Niyonkuru. Il a été abattu à son domicile au soir du réveillon du nouvel an par un homme armé de pistolet qui n’a pas été identifié.

Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, au cours de la semaine du 31 décembre 2016 au 4 janvier, un jeune du nom de Valentin Aboyitungiye a été abattu par la police dans la zone Mahwa, commune Ryansoro, province Gitega le 4 janvier 2016. La victime était un élève qui faisait paitre le bétail.
Des témoins indiquent que le policier l’a abattu lors d’une confrontation entre policiers et la population des environs de la station nationale de recherche zootechnique de l’ISABU Mahwa. Ces habitants voulaient récupérer les vaches attrapées par les policiers pendant qu’elles broutaient dans le périmètre de l’ISABU Mahwa. Un autre jeune homme Vianney NAHIMANA a été également blessé par des tirs à balles réelles de ces policiers pour les mêmes motifs.

Cette organisation condamne ces assassinats qui n’ont rien de fortuit et s’étonne que l’agent de police responsable de ce meurtre soit toujours en liberté à son poste d’attache. Elle demande aux instances judiciaires habilités de se saisir de ces cas au lieu de rester dans un silence complice.

Dans le même rapport SOS-Torture Burundi indique qu’au moins 30 personnes ont été arrêtées au cours de la même semaine. La plupart ont été interpellées lors des rafles dans différentes localités dans la commune Gihanga en province Bubanza ainsi que celle de Mugamba province de Bururi au sud du pays. SOS-Torture Burundi dénonce que certaines personnes arrêtées aient du verser des pots-de-vin en échange de leur liberté.

Ce rapport révèle aussi le cas d’un détenu sorti de la prison de Muramvya en violation des règles de procédure en matière de transfert des détenus. Le procureur de la république à Muramvya ainsi que le responsable du service national des renseignements de la même province qui ont mené l’opération n’ont pas communiqué son nouveau lieu de détention.


Publié le 9 / 01 / 2017 par

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