Burundi-droits de l’homme : six cas d’assassinats, 20cas de violences sexuelles et neuf arrestations dans une semaine

Dans un rapport hebdomadaire du 22 au 29 avril 2017 sorti par SOS-Torture Burundi, il fait état de six personnes assassinées. Parmi les victimes se trouve un jeune nommé Jean Claude Bashirahishize originaire de la zone Rukina en commune Mukike de la province Bujumbura. SOS-Torture Burundi ajoute que le jeune a été abattu par des militaires le 22 avril 2017. Des témoins contactés par cette organisation internationale rapportent que la victime se trouvait dans une voiture de marque Probox en provenance de la ville de Bujumbura et que la voiture a été stoppée par des militaires positionnés à Rukina, pour un contrôle d’identité des passagers.

Selon SOS-Torture Burundi, des proches du jeune homme abattu affirment que les militaires ont tiré sur la victime à ce moment. L’armée explique pour sa part que Jean Claude Bashirahishize a fui précipitamment pour échapper au contrôle, ce qui aurait poussé les militaires à tirer sur le jeune homme pour l’arrêter, selon ce rapport.
SOS-Torture Burundi a enregistré une vingtaine de victimes de violences sexuelles entre 2015 et 2016. Il accuse des agents de la police, du service national des renseignements « SNR »et des jeunes affiliées du parti au pouvoir CNDD FDD d’en être les auteurs. Les victimes identifiées ont fui le Burundi pour se réfugier dans les pays limitrophes.
Il déclare qu’il compte transmettre avec ces victimes, les dossiers complets et leurs témoignages au Collectif des Avocats qui représente les familles des victimes devant la Cour Pénale Internationale selon ce rapport.
Cette organisation des défenseurs des droits humains évoque également neuf cas d’arrestations arbitraires effectuées par la police au cours de cette semaine. Parmi les personnes arrêtées figure Belly Bertrand Niyongabire, un jeune homme interne au centre psychiatre .Des agents de la police ont transféré de force ce malade du Centre neuropsychiatrique de Kamenge « CNPK » (nord de Bujumbura) vers la prison centrale de Mpimba en zone Musaga (sud de Bujumbura) le 21 avril 2017. Ce jeune homme souffrant d’un grave traumatisme depuis le 11 décembre 2015 avait été arrêté à Kinanira dans la foulée des attaques contre des camps militaires.

Les défenseurs des droits de l’homme rappellent quel le nombre de détenus est toujours élevé. Il a passé de 8.683 (mi-mars) à 8.611 détenus actuellement. Ils expliquent que les détenus constituent le double de la capacité d’accueil des prisons, et les prévenus sont toujours plus nombreux que les condamnés.


Publié le 2 / 05 / 2017 par

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