Burundi : l’OLUCOME propose des solutions pour dénouer les crises cycliques

Dans un document de 19 pages adressés à la Facilitation, à l’East African Community (EAC) et à toute autre partie impliquée dans la recherche de la paix au Burundi, l’OLUCOME propose suggère des solutions qui reposent essentiellement sur le strict respect de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation et la constitution burundaise. L’OLUCOME recommande la limitation des mandats présidentiels et le respect de l’équilibre ethnique et du genre dans les services de l’Etat en particulier.

Le document conseille aux autorités de se réserver d’amender la Constitution burundaise jusqu’à ce que les pourparlers externes s’y prononcent et donnent l’autorisation pour cette révision de la loi fondamentale en vue d’éviter qu’elle soit amandée dans l’intérêt d’un groupe d’individus au pouvoir pendant cette période de crise.

L’Observatoire de lutte contre la corruption trouve qu’il faut exiger au Gouvernement en place de mettre en application les résolutions issues du dialogue inter burundais organisé par les Nations Unies à Bujumbura en mai 2015. Ce dialogue entre le Gouvernement et les partis politiques a évoqué notamment la réouverture de certaines stations de radios privées, la libération inconditionnelle des prisonniers politiques, l’annulation des mandats d’arrêts émis contre certains leaders burundais de l’opposition, de la société civile et des médias. L’OLUCOME suggère qu’il faut obliger le gouvernement de lever la mesure de suspension et de radiation de plus de dix organisations de la société civile burundaise.

Pour l’OLUCOME, il faut rappeler aux leaders politiques burundais de mettre en avant les projets et programmes évaluables au lieu des slogans politiques basés sur « les divisions et la haine », et mettre en place des garanties de la séparation nette des trois pouvoirs : le judiciaire, le législatif et l’exécutif mais également de l’opposition politique, des médias et de la société civile en éliminant le pouvoir caché ou de l’ombre constitué par « certains Généraux et les hommes forts corrompus ».

Selon l’OLUCOME, des acteurs de mise en œuvre des résolutions qui seront issues de ces pourparlers inter burundais externes sont des personnalités qui auront le mandat de préparer les élections transparentes, crédibles et non contestables. Les membres des institutions de l’Etat qui seront élus par le peuple et d’autres nommés par les hautes autorités élues constituent également des acteurs clés de mise en œuvre des compromis du dit dialogue.

L’OLUCOME propose qu’il y ait une mise en place, par une loi votée au parlement, d’une structure indépendante qui sera dotée des moyens techniques et financiers pour effectuer le suivi de la mise en application de tous les compromis qui seront arrêtés. Pour cet observatoire, cette structure sera composée des personnalités issues des domaines concernés par les compromis dont les secteurs publics, privés, la société civile et la communauté internationale tout en ayant préalablement établi les critères objectifs du choix de ces personnalités.
L’OLUCOME estime que les Chefs d’ Etats de l’EAC pourraient analyser les rapports annuels de cette structure tous les deux ans pour émettre des recommandations à l’endroit des décideurs burundais.


Publié le 31 / 05 / 2017 par

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