Burundi : l’OLUCOME tente d’éclairer les chefs d’états de l’EAC sur les causes réelles de la crise burundaise

Dans une correspondance adressée aux Chefs d’Etats de la Communauté Est Africaine, l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) décrit les causes profondes de la crise burundaise .Il affirme que les crises qu’a connues le Burundi depuis son accession à l’indépendance étaient d’origine ethnique sauf qu’en 2015 le pays a été plongé dans une crise politique .Selon cet observatoire toutes ces crises convergent uniquement sur la protection par certains dirigeants de leur intérêt.

« Ce qui fait que ces crises supposées résolues reprennent est que les solutions trouvées sont soit superficielles ou inappropriées aux problèmes identifiés ou bien les problèmes identifiés ne sont pas vraiment des causes de ces crises selon l’OLUCOME. Les dirigeants issus de trois partis politiques qui gouvernaient dont le CNDD-FDD qui dirige le pays actuellement n’ont pas pu stabiliser et développer le pays comme on le souhaitait. Toutefois les autorités issues de ces partis renforçaient leurs partis politiques pour se maintenir au pouvoir, s’enrichissaient individuellement au détriment de la population. Ils ne sont pas aussi épargné de la politique d’exclusion et ôter la vie à ses rivaux pour s’accrocher au pouvoir », déplore l’observatoire.

D’après cette organisation, les autorités actuelles et d’alors cherchaient et cherchent à se maintenir au pouvoir .Ils modifient la constitution burundaise en leur faveur et en visant deux choses : l’honneur et l’argent, sans se préoccuper de l’intérêt général du pays.

Pour y arriver, elles mettent en place un système à tous les niveaux plus particulièrement au niveau de la loi en vue de s’accaparer de la richesse du pays sans entrave. « D’où les vraies causes primaires ou profondes de la crise actuelle sont la mauvaise gouvernance politique et économique provoquée par un appétit insatiable de l’argent et du pouvoir des dirigeants politiques burundais. Le manque de vision des leaders politiques et l’intérêt personnel toujours mis en avant par rapport à l’intérêt général », estime -t-il.

Cet Observatoire de lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques constate aussi que les autorités, chacune à son époque, ne sauvegardaient pas ou ne définissaient pas les valeurs des burundais qui pourraient permettre la mise en œuvre effective d’une vision d’un leader. « Plutôt, elles dénaturaient ces valeurs pour qu’elles servent aux intérêts de certains individus et de leurs partis politiques. Pourtant, poursuit cet observatoire, la tradition burundaise a laissé des valeurs pour développer le pays comme la valeur d’Ubushingantahe. Selon cette organisation, cette valeur a été dénaturée par le parti UPRONA. Le parti CNDD-FDD l’a à son tours annulée .Néanmoins, cette valeur était profitable à tous les burundais», selon l’Olucome. L’organisation regrette également qu’actuellement, les autorités accusées de détournement sont applaudies lors des festivités alors qu’elles devraient être sanctionnées.

L’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques considère que tant que les burundais ne trouvent pas des solutions à ces vraies causes profondes de cette crise, celle-ci pourra persister ou reprendre tôt ou tard. Il interpelle les burundais qui participent au dialogue inter burundais externe sous la médiation de la sous région de s’y pencher sur véritables causes de la crise burundaise pour en trouver des solutions durables .C’est de cette façon que l’on pourra couper court avec ces cycles de violences et du sous-développement au Burundi, selon cette observatoire.


Publié le 30 / 05 / 2017 par

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