Burundi : malaise au sein de l’armée

Depuis l’attaque perpétrée la nuit de lundi à mardi au camp Mukoni de la province Muyinga (Nord-Est), des arrestations des militaires (toutes catégories confondues) se succèdent et prennent une allure inquiétante selon des observateurs.

Après les arrestations opérées à l’encontre des militaires du même camp Mukoni, elles se sont élargies aux camps Ngozi, Gitega et Mutukura. Ce jeudi 27 janvier 2017, deux officiers de l’armée travaillant au camp Mukoni ont été arrêtés à leur tour. Il s’agit du Major Runyange José et du Lieutenant Nimubona Moise.

A part ces arrestations en cascade, l’armée burundaise a déjà enregistré deux pertes en vies humaines en son sein. C’est le cas du Major Karashira Dieudonné tué à Mutukura de façon « accidentelle » selon le porte-parole de l’armée, de l’Adjudant Nkurunziza François retrouvé criblé de balles le matin de mardi près du camp Mukoni.

Des contradictions dans les propos du Colonel Baratuza

Cette saga au sein de l’armée burundaise s’observe au moment où le porte-parole de cette armée, le Colonel Baratuza Gaspard avait annoncé, au lendemain de cette attaque, que c’était un des membres d’un groupe de bandits armés qui avait tiré en direction du camp pour empêcher une intervention éventuelle.

Ce jeudi, le Tribunal de Grande Instance de Muyinga a condamné 18 personnes inculpées dans cette affaire à une peine de 30 ans de prison et d’une amende de cinq millions de francs burundais pour vol en bande organisée avec armes à feu. Deux serveurs du bistrot de SOS,eux aussi sont condamnés à une amende de 100 mille francs et le bistrot restera fermé pendant trois mois.


Publié le 27 / 01 / 2017 par

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