Burundi : l’impasse politique ne fait que s’aggraver selon le Secrétaire général de l’ONU

Le rapport présenté au conseil de sécurité par le Secrétaire général des NU porte sur la période écoulée depuis l’adoption de la résolution 2303 le 29 juillet 2016 et fait le point sur l’état d’avancement de son application.

Antonio Guterres remarque dans ce rapport que la crise qui vient de durer bientôt deux ans ne fait que s’aggraver. Il s’inquiète des récents propos du président Nkurunziza qui a déclaré à la fin de 2016 qu’il pourrait briguer un quatrième mandat, « si le peuple burundais décidait de modifier la Constitution selon ses désidératas », une situation qui pourrait plonger le pays dans une crise encore plus profonde.

Dans ce rapport, Guterres constate que les négociations d’Arusha n’ont encore rien donné et que le dialogue intérieur chapeauté par la CNDI soulève de sérieuses préoccupations.

Ce rapport fait constater que la situation sécuritaire reste précaire. « C’est quotidiennement que sont signalés des cas d’arrestations arbitraires, de mauvais traitements, de tortures et de disparitions forcées, et des corps continuent d’être découverts. Il ne se passe presque pas un jour sans que des perquisitions et des bouclages de la police et des équipes conjointes de l’armée et de la police n’aient lieu dans les quartiers de Bujumbura », note le Secrétaire général de l’ONU.

Le Conseil de sécurité a prié le Secrétaire général de procéder rapidement au renforcement du Bureau du Conseiller spécial, comme indiqué dans les résolutions 2279 et 2248, en augmentant sensiblement le nombre de spécialistes des questions politiques présents au Burundi.

Ce rapport trimestriel sur la situation au Burundi indique que l’ONU a poursuivi la planification et les préparatifs du déploiement d’un effectif maximum de 228 policiers hors unités constituées. Et si le Gouvernement devait changer d’avis et approuver la mission, le Département des opérations de maintien de la paix du Secrétariat se tient prêt à dépêcher ces policiers dans un délai de 15 jours, en vue de garantir la disponibilité sur le terrain des moyens opérationnels initiaux nécessaires.


Publié le 1 / 03 / 2017 par

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