Burundi : le pouvoir boude les négociations mais descend dans la rue

Ce samedi 18 février 2017, des manifestations ont été organisées dans presque toutes les provinces du pays. En mairie de Bujumbura, des taxis motos, vélos et des jeunes du parti au pouvoir ont été mobilisés, pancartes et écrits dans les mains.

Sur ces écrits, on pouvait lire « nous contestons énergiquement les soient–disant médiateurs comme Benomar, déjà refusé par le gouvernement Burundais et Ibrahima Fall dans le dialogue inter burundais ». Ces manifestants demandent également l’arrestation des opposants au pouvoir du Président Nkurunziza en occurrence, Alexis Sinduhije, Jean Minani, Bernard Busokoza, Pacifique Ninahazwe, Onésime Nduwimana, Pie Ntavyohanyuma, Gervais Rufyikiri et l’ex- président Pierre Buyoya .

Certaines de ces personnalités visées par les manifestants sont accusées par le pouvoir Cndd-Fdd comme étant des putschistes du 13 Mai 2015. Le gouvernement a décidé de bouder les négociations d’Arusha ouvertes par le facilitateur Benjamin Mkapa depuis le 16 février 2017 prétextant qu’il ne peut pas s’asseoir sur une même table avec des putschistes.

Malgré le boycott du gouvernement, les négociations ont continué et devraient se clôturer ce samedi 18 février 2017. Selon Anicet Niyonkuru Secrétaire exécutif du CNARED, la sécurité des membres de l’équipe de cette plate-forme politique de l’opposition est garantie. Il a indiqué que le Facilitateur Benjamin a déclaré que le gouvernement Tanzanien n’est pas prêt à appliquer la demande d’arrestation contre certains politiques présents dans ces négociations.


Publié le 18 / 02 / 2017 par

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