Burundi-politique : la PARCEM propose des solutions au conflit politique burundais

La Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités trouve que le conflit politique burundais prend sa source dans la mauvaise gouvernance et ne doit pas se limiter au 3ème mandat.
Dans un communiqué sorti ce 4 avril 2017, la PARCEM considère que ce 3ème mandat n’est plus d’actualité et propose des lignes directrices du règlement du conflit burundais. Elle regroupe en trois catégories les questions qui constitueraient la base de solution au conflit : les questions politiques, les conditions constitutionnelles, législatives et électorales, situation socio-économique et questions humanitaires.
Politiquement, cette organisation de la société civile suggère que toute forme d’injustice et de violence soit bannie.
Faustin Ndikumana, président du PARCEM demande que la liberté de la presse et d’expression soient garanties. Il plaide pour la libération des prisonniers et le retour des exilés politiques. Il demande également la dépolitisation de l’administration publique.
Concernant les conditions constitutionnelles, législatives et électorales, l’organisation reconnait que l’Accord d’Arusha et la constitution sont les piliers de la stabilité et de la réconciliation. La PARCEM propose que les partis politiques ne soient pas gérés par le ministère de l’intérieur mais plutôt par la cour d’administration.

Pour la situation socio-économique et questions humanitaires, la PARCEM tire la sonnette d’alarme que la pauvreté et le chômage sont extrêmes. Elle ajoute que l’éducation est devenue médiocre et cela depuis l’arrêt de la coopération.

Concernant la sécurité, la PARCEM, demande qu’une solution de gestion des jeunes affiliés aux partis politiques soit trouvée. Il insiste sur la revue des missions des militaires, de la police et des agents du Service Nationale de Renseignement et que les groupes armés soient démantelés.

Faustin Ndikumana conclue que le contexte actuel au Burundi n’est pas favorable à la révision de la constitution et soutient le dialogue inter burundais qui devrait évaluer l’état de la mise en application de l’accord d’Arusha.


Publié le 5 / 05 / 2017 par

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