Burundi : quand la police se mêle dans la gestion de la pénurie du carburant

Ce dimanche 07 mai 2017 vers 18 heures la police a dispersé les véhicules qui étaient sur les pompes dans une des rares stations qui servaient encore de l’essence au quartier asiatique en mairie de Bujumbura. Les chauffeurs qui étaient sur une longue file d’attente pour s’approvisionner disent que cette décision vient empirer la situation. « J’étais ici depuis le matin avec l’espoir d’être servi et ça faisait 3 jours que je ne travaille pas », s’indigne un chauffeur de bus de transport rencontré sur place.

Des chauffeurs estiment que le soir c’est le moment idéal pour faire la queue dans des stations. Pendant la journée, ils sont occupés par d’autres activités. Ils demandent au ministère de l’énergie et des mines de suspendre la mesure interdisant l’approvisionnement en carburant au-delà de 18 heures. Selon le communiqué de ce ministère, cette mesure a été prise vendredi 06 mai 2017, dans le but de juguler les spéculations observées dans l’octroi de ce produit devenu très rares au depuis quelques semaines.

Malgré cette mesure, la pénurie s’observe toujours. Même le gazoil (mazout) qui était disponible commence à se raréfier. Des stations qui distribuaient ce produit ont fermé.

Ce lundi les stations Mogas Bwiza, Kinindo City Oil( KCO) et Mogas de Kabondo qui étaient les plus réputés dans la distribution du carburant étaient désertes. Quatre stations fonctionnaient encore : deux à l’avenue du large, la station Top One de Kigobe et Mogas située sur la route Bujumbura-Gatumba.


Publié le 8 / 05 / 2017 par

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