Burundi : situation socioéconomique et humanitaire de plus en plus préoccupante selon l’ONU

Le rapport présenté au Conseil de sécurité par le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres brosse un tableau sombre dans les secteurs sociaux du pays.
Les principaux indicateurs macroéconomiques montrent un recul de la croissance du PIB brut, des pertes importantes en réserves de devises et une chute brutale des investissements publics. La dette publique a augmenté de plus de 50 % en 2016 sans oublier une forte croissance du chômage.

Le Secrétaire général Antonio Guterres signale dans ce rapport que dans le budget 2016 les dépenses de sécurité ont augmenté, alors que celles relatives aux secteurs sociaux comme la santé, l’éducation et l’agriculture ont diminué. Les allocations budgétaires allouées à ces secteurs ont chuté de plus de 50%. Pour financer son budget, le gouvernement a élargi la collecte des recettes intérieures en créant de nouveaux taxes et impôts.

A part le secteur de la santé où l’on note une pénurie chronique des médicaments essentiels, le rapport montre que les personnes ayant besoin d’une aide humanitaire sont passées de 1,1 millions à au moins 3 millions soit 26% de la population totale. Les catégories les plus vulnérables étant les femmes, les enfants et les jeunes surtout quand ils sont déplacés ou réfugiés. Suite à une mauvaise récolte de 2016 et la situation de famine, le 29 juillet de la même année, le Conseil des ministres, invoquant l’insuffisance de la production nationale, a décidé de mettre un terme à toutes les exportations de produits alimentaires à destination des pays voisins.

Le rapport indique que selon l’OMS, quelques 8,2 millions de burundais (soit 73 % de la population totale) ont contracté le paludisme en 2016 et 3 826 d’entre eux en sont morts.

Ce rapport revient sur la situation de déplacés et réfugiés suite à la crise que traverse le pays depuis l’annonce de la candidature controversée du président Nkurunziza. Le rapport estime à 170 000 déplacés intérieurs tandis que le nombre de rapatriés volontaires recensés dans certaines provinces est d’environ 37 000. Au début du mois de février 2017, le nombre de réfugiés burundais qui avaient fui depuis avril 2015 s’établissait à 387 000.


Publié le 3 / 03 / 2017 par

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