CIBITOKE : des femmes réclament le micro pour exprimer leurs préoccupations

Au chef-lieu de la province Cibitoke (Nord-Ouest du Burundi), des femmes rencontrées disent qu’elles éprouvent de difficultés pour faire entendre leurs voix. Calinie est une femme de 49 ans avec 7 enfants. Elle dit qu’elle est souvent malmenée par le père de ses enfants. « Je viens de passer plus de 20 ans avec mon mari, après 17 ans de notre union qui est illégale, mon mari a décidé d’épouser une deuxième femme et au début de cette année il l’a faite enregistrer à l’état civil ». Cette femme dit qu’elle a décrié cette situation mais sa voix n’a pas porté plus loin. Elle regrette que les femmes n’aient plus des médias qui leur approchent pour exprimer leurs préoccupations.

Dans la commune Buganda de cette même province, des femmes regroupées au sein d’une association qui milite pour les droits de la femme indiquent que les cas de violences faites aux femmes ont beaucoup augmenté. Une des principales raisons est le manque des radios qui dénoncent ces violences « la plupart des jeunes filles et des femmes subissent des viols mais personne n’est au courant, les chiffres officiels annuels donnés par l’administration sont largement inférieurs à la réalité » s’indigne la présidente de cette association.

Du coté développement, ces femmes disent que les radios faisaient entendre leurs projets de développement « Il y avait des émissions où les femmes parlaient de leurs activités génératrices de revenus ensuite le gouvernement et les ONG soutenaient nos projet car ils avaient entendu cela via les médias ».

Ces femmes de la province Cibitoke demandent la réouverture des radios indépendantes car elles étaient d’une importance capitale pour la population.


Publié le 27 / 09 / 2017 par

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