Des experts des Nations Unies s’inquiètent des projets de loi « liberticides »

Dans un communiqué sorti ce lundi 6 février 2017, un groupe d’experts des Nations Unies condamne la suspension de cinq organisations de la société civile et la ligue Iteka. Ces experts regrettent aussi l’adoption par l’assemblée Nationale de deux projets de loi visant à contrôler étroitement l’action des ONGs locales et internationales. Cette nouvelle législation exigent les ONGs locales à obtenir l’autorisation du ministre de l’intérieur pour toute activité ainsi qu’à recevoir des aides étrangères.

Ces experts trouvent que toutes ces mesures prises par le gouvernement burundais visent à anéantir les actions des défenseurs de droits de l’homme. « La situation des défenseurs de droits de l’homme s’est considérablement détériorée depuis plus d’un an et demi », déplorent ces experts onusiens.

Ce communiqué attire aussi l’attention du gouvernement sur les allégations concernant des cas de disparitions forcées. Il cite l’exemple de Marie Claudette Kwizera, ancienne trésorière de la ligue Iteka, qui a été portée disparue depuis le 10 décembre 2015.
Ces experts des Nations Unies concluent leur communiqué, en exhortant le gouvernement burundais à mettre fin au climat d’impunité, à coopérer avec la commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi et le haut-commissariat des Nations Unies pour le droit de l’homme dans l’objectif de mettre fin à une crise que traverse le pays.


Publié le 7 / 02 / 2017 par

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