Destruction des kiosques en bois à Ngozi

Les services de l’Urbanisme de la province Ngozi ont pris la mesure de détruire tous les kiosques en bois se trouvant dans tous les quartiers de la ville de Ngozi, a-t-on appris du chef de l’antenne nord de l’Urbanisme, M. Melchiade Maniragaba. « Nous donnons une période de deux mois à tous les usagers des kiosques en bois installés dans les quartiers de la ville de Ngozi. C’est à eux de détruire de leur propre gré. Pour les contrevenants, l’administration et les services d’urbanisme s’en occuperont », a déclaré M. Maniragaba, précisant que la destruction de ces constructions est motivée par trois principales raisons. Il y a d’abord le souci d’hygiène et de propreté de la ville. Selon ce responsable, « ces constructions sont exploitées sans aucun respect de normes d’hygiène ou de l’environnement. Elles servent de bistrots et restaurants alors qu’elles ne disposent pas de latrines, de douches et encore moins de poubelles. Un autre souci est la lutte contre l’incendie. « Il s’est produit plusieurs fois des incendies en provenance des constructions en bois. L’objectif est donc de lutter efficacement contre de tels accidents qui causent des pertes inutiles à nos populations », a fait remarquer M. Maniragaba.
Enfin, c’est l’esthétique de la ville qui est évoquée. Les kiosques en bois ne peuvent pas faire la beauté tant souhaitée pour la ville de Ngozi qui, ces dernières années, tend à s’affirmer, précise-t-on.
Ce responsable de l’Urbanisme précise que les propriétaires peuvent construire en briques ou en métal, sauf dans des endroits ou c’est interdit de construire.

Les propriétaires de ces kiosques en bois saluent cette mesure mais estiment que le délai de deux mois accordés pour la démolition est court. « Nous sollicitons encore du temps pour réformer nos kiosques et les construire en tôles planes ou en briques. La conjoncture économique de notre pays est morose. Il nous faut au moins cinq à six mois », ont indiqué quatre exploitants rencontrés sur la RN 6 dans le quartier administratif de Gabiro.
Signalons cependant que beaucoup reste à faire pour un bon assainissement de la ville de Ngozi. Dans beaucoup de quartiers, les canalisations des eaux pluviales n’ont pas été correctement construites, ce qui cause des dommages importants qui mettent les habitants en insécurité en période de fortes précipitations.


Publié le 3 / 08 / 2016 par

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