Dix mois après la destruction des médias privés…

Ils sont encore là, déstabilisés et intimidés mais ils tiennent et croient toujours en l’importance de leur métier. Ces journalistes burundais des médias privés n’oublieront certes jamais ces attaques du 14 mai 2015 contre leurs équipements et bâtiments. Certains ont été contraints à l’exil où ils vivent dans des conditions très difficiles mais, séparés de leurs parents et amis, ils s’organisent et continuent à exercer le métier comme ils le peuvent. Ceux qui sont restés au pays luttent pour défendre le métier et les principes démocratiques. Ils réclament leurs micros détruits et confisqués par la police burundaise. Tous ces journalistes sont attachés à ce principe : droit à l’information ; le devoir d’informer. Privés d’accès à leurs sites, les responsables des médias continuent à payer les loyers. Si deux médias sur 5 détruits (Isanganiro et Rema) viennent d’obtenir l’autorisation de réémettre, des auditeurs rencontrés à Bujumbura affirment que le pluralisme d’idées n’est toujours pas assuré. « Tous les médias détruits doivent rouvrir et être autorisés à travailler en toute indépendance dans le respect de la liberté de la presse et garantir la sécurité physique des journalistes », voilà le vœu des journalistes et des auditeurs interrogés par la radio Bonesha.


Publié le 14 / 03 / 2016 par

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