Droits de l’homme : le pouvoir de Bujumbura veut cacher la fumée de la maison qui brille, selon FORSC

« Un peuple sous un régime de violence et des violations des droits de l’homme », tel est le titre qui chapeaute le rapport du Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC) pour le mois de juin 2017.

Centré sur la gouvernance et les droits de l’homme, ce rapport revient sur les répercussions de la crise actuelle sur le domaine de l’enseignement. Ce rapport montre, à titre illustratif, que pour la province Rutana, 9250 écoliers et élèves ont abandonné le chemin de l’école les deux derniers trimestres de l’année scolaire 2016-2017. Bujumbura a enregistré 2302 abandons les deux premiers trimestres de la même année scolaire, tandis que Muramvya a connu 676 cas la même période.

Les raisons avancées par FORSC sont multiples et sont toutes liées à la crise que traverse le pays : la pauvreté des parents, les violences sexuelles, le manque de motivation de la part des élèves et écoliers, l’enrôlement des enfants dans la milice Imbonerakure, crise de valeurs et manque de référence morale, les irrégularités qui ont caractérisé le concours national, etc.

FORSC brosse un tableau sombre de la situation sécuritaire pendant la période sous étude. Il signale des violations des droits de l’homme commises par les services de sécurité de l’Etat et des jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir sur toute l’étendue du territoire national. Assassinats, tortures, arrestations arbitraires, viols, rackets et corruption sont signalés dans ce rapport de 22 pages.

Dans ce rapport, FORSC dénonce ce qu’il appelle « comportements irresponsables et paranoïaques affichés par les autorités burundaises face à la majorité de ses partenaires ». Durant le mois de juin, le gouvernement a chassé la Croix Rouge Belgique et MSF Suisse alors que ces deux ONGs humanitaires étaient en train d’assister le peuple burundais, en cette période de dures épreuves respectivement dans la commune Nyamurenza province Ngozi et dans la commune et province Rumonge, déplore FORSC.

Cette organisation dit craindre le pire car le gouvernement n’envisage aucune voie de sortie de la crise, affirmant que tout va bien dans le meilleur du monde.


Publié le 17 / 07 / 2017 par

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