EALA enquête sur « la fermeture des frontières » entre le Rwanda et le Burundi

Le Président de l’Assemblée Législative de l’Afrique de l’Est (EALA), M. Daniel Kidega, a rendu visite au Président du Sénat rwandais, M. Bernard Makuza ce lundi 8 Aout 2016. Les deux personnalités ont discuté sur la décision prise récemment par le gouvernement burundais d’interdire la libre circulation des personnes et des biens entre le Rwanda et le Burundi.

L’EALA se dit profondément choquée par cette décision et promet de mener ses propres enquêtes. « Nous avons été informés de cette décision d’interdiction de circulation des biens et des personnes du coté du Burundi envers son voisin le Rwanda. En tant que parlement Est-Africain, nous allons mener nos propres enquêtes. Nous avons des services habilités et spécialisés en la matière. Notre peuple ne doit pas être victimes de quoi que ce soit », a-t-il indiqué avant d’ajouter que si réellement la frontière burundo-rwandaise a été fermée d’une manière ou d’une autre, des sanctions suivrons pour le pays incriminé conforment au traité de l’EAC.

Le président du sénat, honorable Bernard Makuza reconnait que « cette situation indispose les relations entre kigali et Bujumbura et de suite mets en cause les traités de l’EAC ». Pour lui, d’autres instances de diadoque et de réunion devraient être saisies pour résoudre la question le plus rapidement possible.

Cette décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive à kigali (Rwanda) comme à Arusha (EALA) a été formellement rendue publlique par M. Joseph Butore, Vice Président de la Républlique du Burundi, alors qu’il venait de participer aux travaux communautaires dans la Province de Cibitoke au Nord Ouest, frontalière avec le District rwandais de Rusizi.

Depuis lors plus de commerce frontalier, les agences de transport assurant le service entre les deux pays ont été fermées.

Déjà, plusieurs véhicules de transport en commun avaient été stoppés à la frontière rwandaise. Une mesure de sécurité, selon Pierre Nkurikiye le porte-parole de la police, car de nombreux criminels franchiraient ainsi la frontière. Mais aussi pour empêcher que toute la production vivrière s’achemine vers kigali.

Prise par le gouvernement burundais pour « protéger les populations », cette mesure marque une nouvelle étape dans la détérioration des relations avec Kigali.


Publié le 9 / 08 / 2016 par

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