EALA : rapport accablant sur la crise au Burundi

Le parlement Est-Africain a nommé une commission parlementaire ad-hoc pour statuer sur « le cas Burundais ». Cette commission a un mandat de ré-analyser point par point, article par article le contenu du dernier rapport de l’EALA sur la crise au Burundi et les actions à mener par la communauté tant régionale qu’internationale.

En tout, 13 clauses doivent passer sous la loupe de cette commission. Ce rapport ré-analysé devra aussi passer devant le conseil des ministres des pays de l’EAC avant de s’acheminer vers l’ONU. Selon le président de l’Eala Honorable Daniel Kidega, « des ajouts s’il y a omission ou retraits s’il y exagération sont permis si c’est nécessaire » sur ce rapport.
A l’origine de cette « ré-analyse », deux principales clauses.

Primo. Le rapport invoque l’ONU a s’appuyer sur le chapitre 7 du traité de cette organisation internationale pour intervenir militairement au Burundi car la crise a déjà fait ses conséquences sur la région. En témoignent, selon les députes de l’Eala, l’assassinant de l’honorable Madame Afsa Mossi, députée burundaise de l’Eala assassinée en pleine ville de Bujumbura en juillet dernier et les relations du Burundi avec les pays voisins.

Le Burundi, par son ministre des affaires de la communauté de l’Est-Africaine n’en revient pas. « Il n’est pas question d’invoquer ce chapitre de l’Onu car le Burundi n’est pas la Syrie. Des problèmes, il y en a oui mais le calme est revenu et le pays est vivable. Aucun pays ne devrait souhaiter à son voisin de l’Eac de telles choses. L’intervention militaire n’est pas la bienvenue au Burundi. Je crois que de telles réactions ont été causées par les émotions après la mort de notre collègue », a lâché devant l’assemble de l’eac Madame Léontine Nzeyimana.

Secundo. Les violations graves s’observent au Burundi selon le rapport de l’Eala. La aussi, le Burundi s’en défend. « Ces violations dont on parle ne reflètent pas réalité. Nous avons invité les collègues de l’Eala pour faire leur constat et ne pas se fier des informations lues sur internet et les medias sociaux mais jusqu’à maintenant la délégation Est-Africaine n’a pas encore mis ses pied sur le sol burundais », ajoute sur un ton rigoureux la déléguée du gouvernement Burundais à l’EAC qui espère que le rapport « ré-analyse » sera de bon œil.

Ce rapport qui fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’Eala, le parlement Est-Africain, a été rédigé après une session extraordinaire dédiée à l’honorable Madame Afsa Mossi après son assassinat en juillet dernier. Certains députés sont même allé loin en critiquant la communauté tant régionale qu’internationale « qu’elle ne fait presque rien pour sauver le Burundi ».


Publié le 31 / 08 / 2016 par

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