Genève : La société civile burundaise demande la mise en place d’une commission d’enquêtes contre les crimes internationaux commis au Burundi

D’après Maitre Armel Niyongere, Président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la torture ACAT-Burundi qui a présenté au nom de la société civile burundaise, une série de recommandations formulées mardi 27 septembre 2016 à Genève lors de la 33ème session du conseil des droits de l’homme. Selon lui, face aux actes de dénégation du gouvernement, les organisations de la société civile burundaise craignent le pire. Des crimes contre l’humanité sont entrain de se commettre au Burundi.

La société civile Burundaise demande la mise en place immédiate d’une commission internationale d’enquête pour établir les faits et les responsabilités. Ces organisations demandent aux Nations Unies de trouver des mécanismes efficaces de protection de la population Burundaise en particulier la mise en application de la récente résolution du conseil de sécurité de l’ONU.

Dans cette série de recommandations, la société civile Burundaise interpelle la communauté internationale à engager des enquêtes en vue des poursuites judiciaires contres les auteurs des crimes contre l’humanité. Elles encouragent la cour pénale internationale à saisir la balle au bond pour aller au delà de l’examen préliminaire pour engager des enquêtes en vue des poursuites afin de mettre en terme l’impunité dans notre pays.

Selon ces mêmes organisations, ll est reconnu que le Burundi viole massivement les Droits de l’homme, elles appellent à la communauté internationale de suspendre la participation des forces de défenses et de sécurité du Burundi dans les missions de maintiens de la paix.

Ces organisations demandent également la suspension du Burundi au conseil des Droits de l’homme de l’ONU à cause de son manque de coopération du gouvernement avec ce conseil. La société civile Burundaise recommande aussi le désarmement de la milice imbonerakure accusée par les experts indépendants des Nations Unies au même titre que les agents de l’état comme étant responsables de violations des droits de l’homme au Burundi.

Enfin, les organisations de la société civile burundaise appellent la communauté internationale à trouver des leviers politiques et diplomatiques pour amener le gouvernement à négocier sans conditions à travers un dialogue inclusif basé sur le respect des accords d’Arusha.

La Grèce a condamné également le cycle des violences en cours au Burundi. Le représentant de ce pays au conseil de droits de l’homme ce mardi 27 septembre 2016 a indiqué qu’il est absolument nécessaire que le pouvoir, l’opposition ainsi que l’opposition armée cessent d’avoir recourt à la violence. Il affirme que seul un dialogue inclusif tenu dans le cadre d’un espace politique libre et ouvert permettra de trouver une solution à la crise.


Publié le 28 / 09 / 2016 par

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