Introduction du test ADN au Burundi : Satisfaction des associations de défense des droits des enfants

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Selon la coordinatrice de l’Association des Femmes Juristes" AFJ ", le test ADN est une preuve tangible pour un enfant qui n’a pas été reconnu par son père. Marie Emerusabe indique que leur association accueille beaucoup de mères à la recherche d’une assistance juridique du fait qu’elles se heurtent aux rejets des pères présumés de leurs enfants.
Au cours du premier semestre de l’année 2015, l’AFJ déclare avoir reçu 30 mères qui cherchaient la reconnaissance de paternité pour leurs enfants. L’observatoire Ineza pour les Droits des Enfants "OIDEB" quant à lui accueille en moyenne 10 enfants par an à la recherche de paternité, d’ après la coordinatrice de cet observatoire.

L’association des femmes juriste considère aussi que l’introduction du test ADN va contribuer beaucoup dans l’avancement des procès des viols. Les femmes juristes font savoir qu’elles étaient souvent découragées de voir que les présumés auteurs de viols sont régulièrement libérés après quelques jours faute de preuves scientifiques qu’offre le test d’ADN. La coordinatrice de l’AFJ espère que les juridictions burundaises vont désormais recourir aux tests ADN pour rendre justice aux victimes des viols.
Ces deux associations regrettent cependant que le test ADN est cher. Elles demandent au gouvernement de s’impliquer pour assister financièrement certaines victimes incapables de se payer les frais du test ADN qui coûte 400 dollars soit près d’un million de francs burundais.


Publié le 15 / 04 / 2016 par

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