Kinama : les petits métiers en ruine, vie très pénible, suite au manque d’électricité

Les vendeurs de lait, les soudeurs, et les coiffeurs semblent-ils n’avoir plus d’emploi .A l’origine, la rareté de l’électricité dans cette commune urbaine, une situation quasi généralisée en mairie de Bujumbura depuis plus de deux mois. « Du lundi au dimanche, notre quartier est alimenté en électricité de 7 heures du matin à 8 heures au plus tard et de 18 à 21 heures, nous passons presque toute la journée sans électricité et donc les bras croisés sans activité »se lamentent certains d’entre eux.

Les vendeurs de lait déclarent avec regret qu’ils ont déjà enregistré des pertes énormes « Depuis quelques jours, j’ai arrêté de me procurer du lait auprès des éleveurs, après avoir constaté que je travaille à perte , chaque jour je versais par terre des dizaines de litres de lait .A cause de ce manque d’électricité, c’est comme si je n’ai plus de travail, grâce à ce commerce je parvenais sans difficulté à payer le loyer ,à nourrir mes enfants et à s’acquitter de leurs frais scolaires. » souligne une dame qui vendait le lait.

Les coiffeurs et les soudeurs rencontrés devant leurs maisonnettes vivent aussi une situation pareille, tous avaient des mines renfrognés. Beaucoup s’inquiète de la vie de leurs enfants « Je me demande comment je vais assister impuissamment mes enfants mourir de faim alors que j’ai la force de travailler. »
Interrogé pourquoi, ils ne cherchent pas des palliatifs comme des groupes électrogènes, ou des plaques solaires ? Ceux qui exercent ces petits métiers disent qu’ils ne peuvent pas trouver des moyens surtout que même quand il y’avait encore de l’électricité, ils joignaient à peine les deux bouts du mois
.

Le manque du courant électrique est du à l’insuffisance hydrique et le problème peut s’étendre sur une longue période selon les explications du directeur général de la Regideso au cours d’une descente au barrage de Rwegura il ya environ un mois.
Ces fils et filles du Burundi appellent le gouvernement à chercher des palliatifs comme des groupes électrogènes qui peuvent appuyer le courant produit dans les barrages à l’instar d’autres pays comme le Rwanda et la Tanzanie. Ces pays de la région ne connaissent pas le problème de manque du courant électrique bien que le problème d’insuffisance hydrique ait frappé toute la région.


Publié le 13 / 02 / 2017 par

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