L’APRODH confirme les tortures infligées aux militaires poursuivis dans l’affaire Mukoni

.Après des tirs entendus au camp militaire de Mukoni dans la province de Muyinga il y a une dizaine de jours, l’armée avait évoqué des actes de banditisme; mais au moins 18 militaires ont depuis été arrêtés.L’association des droits humains APRODH fait état des cas de torture à l’encontre de ces militaires mardi le 7 février.

Pierre Claver Mbonimpa président de l’APRODH est revenu sur les charges avec de nouveaux éléments dans une interview qu’il a donnée sur la RFI. Il avoue détenir aujourd’hui les preuves des horreurs subies par les soldats arrêtés dans des différents camps militaires à la suite de la mystérieuse attaque du camp de Mukoni.
18 personnes avaient été présentées devant les juges au début de la semaine dernière, toutes ont été condamnées à 30 ans de prison. Deux des militaires étaient apparus au procès couchés sur des civières, l’un vomissant du sang.

Le président de l’APRODH affirme être en possession des preuves des photos et des témoignages de ces prisonniers, des coups assènes avec des fers à béton, bain d’acide, forcés de manger des matières fécales rien n’a été épargné à ces hommes qui ont été éparpillés dans plusieurs prisons du Burundi, selon Pierre Claver Mbonimpa.
La ministre burundaise de la justice Aimée Laurentine Kanyana nie ces photos que l’APRODH dise être en possession. Alors que la police avait interdit jusqu’au téléphone lors de l’audience la ministre se demande pourquoi les journalistes n’ont pas pris des photos et des vidéos lors de ce procès.


Publié le 9 / 02 / 2017 par

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