L’Amnesty international déchante après la proclamation par l’UA de l’année 2016 « Année africaine des droits de l’homme »

La plupart de gens espéraient que les dirigeants africains, les institutions régionales et la communauté internationale afficheraient la détermination et la volonté politique nécessaires pour avancer réellement dans la résolution des problèmes
Persistants sur le plan des droits humains.

Telle est l’observation faite par Amnesty International dans son rapport annuel 2016 sorti ce mercredi 22 février 2017, un document qui épingle plusieurs pays africains

Les tentatives des élus sortants de briguer un troisième mandat pour se maintenir au pouvoir ont provoqué des mouvements de contestation, face auxquels les gouvernements ont réagi avec violence. Les manifestations organisées au Burundi ont été réprimées brutalement par les forces de sécurité, et les actes de torture, entre autres mauvais traitements infligés notamment à celles et ceux qui s’opposaient à la réélection du président Nkurunziza, se sont multipliés.

À partir de Septembre, la situation s’est encore dégradée : des homicides, dont des exécutions extrajudiciaires, ont eu lieu presque quotidiennement, et les arrestations arbitraires et les disparitions sont devenues monnaie courante.
Plus de 400 personnes ont été tuées entre les mois d’avril et de décembre.
Peut-on lire dans ce rapport.

Amnesty International signale qu’un nombre incalculable de réfugiés contraints de partir de chez eux en raison de persécutions politiques ou par la nécessité de trouver de quoi vivre mieux – étaient en butte à l’intolérance, à la xénophobie, à des violences et à des violations de leurs droits. Ils étaient nombreux à croupir dans des camps, ne disposant que d’un accès limité à l’eau, à la nourriture, aux soins, aux équipements sanitaires ou à l’éducation. Face à la détérioration de la situation politique, sociale et économique au Burundi, plus de 230 000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins

Cette organisation internationale de défense des droits humains déplore, dans ce rapport, la décision de plusieurs pays comme le Burundi, le Kenya ou l’Afrique du Sud de quitter la Cour pénale internationale qui risque de renforcer le sentiment d’impunité.


Publié le 22 / 02 / 2017 par

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