L’Ouganda envisage le rapatriement volontaire des réfugiés burundais se trouvant sur son sol

Au terme de sa visite de trois jours au Burundi, le ministre ougandais Mussa Francis Ecweru ayant en charge les réfugiés dans ses attributions a indiqué que durant son séjour au Burundi, il a constaté que la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée.

Selon ce ministre, il n’y a pas de raisons qui empêcheraient les réfugiés burundais qui se trouvent sur le sol ougandais à regagner leur patrie. Il était venu au Burundi sur invitation du gouvernement de Bujumbura pour lui demander d’aller convaincre les burundais qui sont en exil dans son pays à rentrer.

Le ministre Mussa Francis Ecweru a précisé que son pays ne va pas forcer les réfugiés à rentrer mais qu’il va travailler avec le HCR pour organiser le rapatriement volontaire par le principe du « Go and see » pour que les réfugiés puissent décider de rentrer de leur propre gré.

Du côté du gouvernement Burundais, le ministre de l’intérieur et de l’encadrement civique Pascal Barandagiye a indiqué ce lundi 19 septembre 2016 sur la radio Voix d’Amérique que le Burundi est prêt pour l’accueil de ces réfugiés. Des centres de transit sont disponibles à Makamba et à Ruyigi pour ceux qui estimeront que leur sécurité n’est pas garantie.

Selon Tatien Sibomana qui s’est exprimé sur cette même radio, le moment n’est pas propice pour organiser ce rapatriement. Ce porte parole du parti UPRONA de l’opposition, indique que des conditions ne sont réunies pour organiser le rapatriement des burundais en exil. Tatien Sibomana affirme que les mobiles qui sont à la base de leur exil sont toujours là.

L’Ouganda héberge 40.000 réfugiés Burundais réfugiés dans ce pays depuis avril 2015. La plupart ont quitté le pays à la suite des représailles contre les opposants au troisième mandat du président Nkurunziza. Le HCR parle de plus de 250.000 burundais se trouvent en exil dans les pays limitrophes du Burundi à cause de la contestation contre ce mandat.

En plus de ceux qui ont fuit, les nations unies rapportent plus de 500 personnes qui auraient été tuées depuis la crise. Les organisations de défense des droits de l’homme quant à elles estiment à plus de 700 personnes déjà tuées depuis le début de la contestation.


Publié le 20 / 09 / 2016 par

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