L’enterrement de l’adjudant Eddy Claude Nyongera a suscité beaucoup d’émotions

L’émotion était grande à la morgue de l’hôpital roi Khaled de Kamenge vendredi 23 septembre 2016 lors des derniers hômages. Des sources proches de la famille de l’adjudant Eddy Claude Nyongera ont indiqué que sa famille a promis de ne pas se venger mais qu’elle va lutter pour lui rendre justice.
D’après des témoignages recueillis aux environs de cet hôpital, le corps de ce militaire avait été amené à la morgue de cet hôpital par des agents de la police de protection civile la nuit du 14 septembre 2016 sous l’identité de « militaire inconnu ».
Il était déchiqueté à la partie supérieure de son corps et emballé dans un sachet noir. Ces deux poignets avaient été coupés et déposés près du reste du corps. Sa famille affirme que le certificat de décès de ce militaire a été délivré jeudi 22 septembre 2016 par cet hôpital mais sans préciser les causes de sa mort. Les autorités de cet hôpital avaient refusé de délivrer ce certificat sans connaitre le lieu de son décès et son identité.
La famille du défunt indique que cet enterrement a eu lieu dix jours après son assassinant. Selon elle, le service national de renseignement n’a pas voulu assumé que l’adjudant Eddy Claude est mort dans les enceintes de ce service. Il a refusé de délivrer une attestation de décès mais ce document a été signé finalement par les autorités administratives de la commune Mukaza ce jeudi 22 septembre 2016. L’adjudant Eddy Claude Nyongera a été arrêté à l’Etat Major Général de l’armée où il travaillait mercredi 14 septembre 2016, il a été conduit au cachot du service national de renseignement.
La porte parole de la police, Pierre Nkurikiye a juste indiqué sur son twitter que ce militaire s’est suicidé par grenade dans les bureaux de ce service après un interrogatoire. Un membre de sa famille nous a révélé qu’il était soupçonné de faire partie dans un putsch qui serait en préparation. Son domicile a été perquisitionné le même jour pour chercher des armes mais rien n’a été retrouvé. L’adjudant Eddy Claude Nyongera était natif de la colline Mugozi, à Kabuye au chef-lieu de la province Bururi.
Père de quatre enfants, il était affecté au service de transmission de l’Etat Major Général de l’armée jusqu’au jour de son arrestation. Après l’assassinant de l’adjudant Eddy Claude Nyongera, une quinzaine d’autres sous-officiers ex-fab ont été également arrêtés et détenus au cachot du service national de renseignement.


Publié le 23 / 09 / 2016 par

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