L’ex 2e vice-président de la république Dr Gervais Rufyikiri met en lumière des réseaux de corruption au Burundi

Dans une étude intitulée « Corruption au Burundi: problème d’action collective et défi majeur pour la gouvernance » que cet ex haut cadre du gouvernement et membre du comité des sages du parti présidentiel le CNDD-FDD, il met en exergue les sources de financements de ce parti provenant des actions gratuites dans des sociétés dans lesquelles le bénéficiaire reçoit des dividendes sans avoir rien dépensé.

Ce qui a value au parti CNDD-FDD d’être actionnaire dans presque toutes les entreprises. Dr Gervais Rufyikiri qualifie cette attitude comme étant la grande corruption quia caractérisé ce parti depuis son accession au pouvoir en 2005.
Un autre fait de corruption révélé par Dr Gervais Rufyikiri est l’irrégularité dans la passation des marchés publics, la minoration de la valeur des marchandises et des charges fiscales, l’exonération fiscales abusives et l’utilisation de fausses factures et faux certificats d’origine des marchandises.

Cette étude pointe du doigt les décideurs politiques, les hauts fonctionnaires et les personnes propriétaires d’entreprises qui sont impliqués dans ce système de corruption.

Selon lui les processus de passation sont opaques, la référence à la loi a été remplacée par des contacts personnels avec des personnalités influentes du pouvoir, sur la base de corruption (Par exemple pour gagner un marché ou sécuriser un contrat). Il dénonce également l’existence des réseaux de corruption qui occasionne un manque à gagner énorme au trésor publique suite à la surfacturation ou la sous-facturation suivant que l’Etat est acheteur ou vendeur.

Il déplore l’inefficacité de la justice burundaise qui a fermé les yeux face à l’enrichissement illicite des hautes autorités. Les organisations locale de lutte contre la corruption comme l’OLUCOME (Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques), PARCEM (Parole et Actions pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités) n’ont cessé de dénoncer cette forme de corruption et ont d’ailleurs demandé qu’il y’ait une loi contre l’enrichissement illicite. Ces organisations faisaient allusion à une augmentation substantielle des actifs (surtout des maisons/bâtiments, des hôtels et des véhicules de luxes) dont parle Gervais Rufyikiri dans cette étude.

Des organisations civiles dont le FOCODE (Forum pour la Conscience et le Développement) ont vivement salué cette étude et affirment que son contenu vient confirmer les rapports des organisations nationales et internationales de lutte contre la corruption qui ont par le passé décrié le niveau élevé de la corruption au Burundi.

Quelques dossiers dans lesquels il a été fait état de corruption on pourrait citer le dossier du jet présidentiel Falcon50, la concession du port de Bujumbura, l’achat d’un nouveau jet présidentiel, achat de matériels militaire défectueux.


Publié le 1 / 04 / 2016 par

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