La Burundaise Marguerite Barankitse, gagnante du prix Aurora 2016

Le prix Aurora constitué par un million cent mille de dollars (1.100 000$) a été décerné pour la première fois, dimanche 24 avril, à Erevan en Arménie, au nom des survivants du génocide arménien, récompense l’humanitaire Burundaise, déjà couronnée par de multiples distinctions à travers le monde.
Devant une foule de gens constitués par d’anciens Prix Nobel de la paix, d’universitaires, diplomates et activistes des droits de l’Homme réunis à Erevan en Arménie, la présidente et coordinatrice de Maison shalom a indiqué que « si elle n’était pas chrétienne, elle se serait suicidée ». En ce qui concerne la crise que traverse le Burundi depuis avril 2015, Marguerite Barankitse tire la sonnette d’alarme. « Chacun se défausse au lieu d’agir pour empêcher la catastrophe. L’Union européenne affirme que la question relève de la compétence de l’Union africaine, l’Union africaine sollicite la Communauté des États d’Afrique de l’Est. La médiation internationale doit se poursuivre pour obliger le président Nkurunziza à respecter la Constitution et l’accord d’Arusha. Il faut protéger les civils avec des soldats de maintien de la paix. Sinon, ce sera une nouvelle guerre civile. 60 % de la population burundaise a entre 18 et 35 ans. Tous ces jeunes, sans espoir et sans travail, n’ont plus rien à perdre. L’inaction internationale va les pousser à prendre les armes pour se défendre contre la tyrannie ». Elle réclame le déploiement de casques bleus pour protéger la population civile.
Au mois de février 2015, le gouvernement burundais a fermé toutes les activités de son organisation : les écoles d’infirmières, l’hôpital, la distribution de microcrédits pour aider les mères d’enfants en bas âge à développer des projets dans la capitale et les trois provinces à l’est du pays, les 27 coopératives de production agricoles. « Des enfants sont morts dans les couveuses quand les autorités ont coupé l’électricité », déplore Marguerite. « Le gouvernement a bloqué les comptes bancaires de Maison Shalom et mon compte personnel. Et les autorités ont émis contre moi un mandat d’arrêt international pour outrage à la magistrature suprême, insurrection et crime contre l’humanité », poursuit madame Barankitse .
En octobre 1993, dans le Burundi déchiré par la violence, Marguerite Barankitse assiste chez elle, à l’assassinat de soixante-douze de ses amis, dans les collines de Ruyigi. Dans cette tragédie : elle a pu sauver vingt-cinq enfants des massacres et a fondé avec eux la Maison Shalom, qui apporte aux orphelins l’éducation, la santé et l’environnement familial nécessaire pour grandir loin de la haine.


Publié le 25 / 04 / 2016 par

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