La CVR risque de travailler sous l’injonction du plus fort, selon l’UPRONA

Le parti UPRONA tendance NDITIJE trouve que les circonstances politico-sécuritaires dans lesquelles le Burundi évolue, ne permettent pas à la Commission Vérité Réconciliation (CVR) de faire son travail convenablement. Tatien Sibomana porte-parole du parti UPRONA, estime qu’il sera difficile pour toute personne qui n’est pas membre du parti présidentiel d’oser aller témoigner en chargeant les « gros poissons » du CNDD-FDD.
Le porte-parole du parti UPRONA se rappelle du massacre de plus de 600 déplacés intérieurs à Bugendana en province de Gitega imputé au mouvement CNDD-FDD, encore en rébellion en 1996.
« Je ne crois pas qu’un rescapé du massacre de Bugendana peut aller témoigner devant cette commission et retourner au site des déplacés ou sur sa colline si jamais il accepte de témoigner. Je doute fort » , s’interroge Tatien Sibomana.
Pour le porte-parole de l’UPRONA, il faut que la sécurité soit d’abord retrouvée pour que la cette commission puisse travailler efficacement.

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Publié le 11 / 03 / 2016 par

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