La FIDH réclame de nouveau l’envoi des casques bleus pour stopper les dérapages des forces de l’ordre

Le directeur Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l’homme « FIDH » déclare que le Burundi se trouve dans une situation d’insécurité extrêmement grave. Dans une interview accordée à l’AFP, Agence Française de Presse, Florent Geel exige « l’envoi d’une mission des Nations Unies au Burundi pour empêcher des dérapages extrême comme un génocide. »
Après une mission de 10 jours au Burundi Florent Geel souligne que la situation semble extrêmement grave. Le pouvoir a mis en place une chaîne de commandement parallèle qui mobilise certains organes de la police et de l’armée, et mène une répression assez féroce principalement dans Bujumbura et dans les régions où se concentrent essentiellement les partisans de l’opposition, jeunes, étudiants, ceux qui ont manifesté contre le troisième mandat (du président Nkurunziza), Hutu et Tutsi. Mais aujourd’hui le pouvoir essaie d’appuyer sur cette dimension ethnique et dans les opérations de répression les Tutsi sont beaucoup plus ciblés que les Hutu. Des témoignages corroborés montrent qu’il y a eu des ratissages massifs et des exécutions sommaires, pour des motivations « politico-ethniques »
Cet activiste International des droits de l’homme, craint que le gouvernement puisse réprimer ses opposants sans témoins surtout que la communauté internationale quitte le pays du jour au jour. Florent Geel pense qu’il faut que des casques bleus de l’ONU soient présents, témoignent et puissent le cas échéant protéger la population civile.
Depuis le début de la crise qui secoue le Burundi au mois de mai 2015, la Fidh déclare que les violences ont déjà fait plus de 400 morts et contraints plus de 250.000 Burundais à quitter le pays.


Publié le 18 / 04 / 2016 par

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