La Ligue Iteka appelle le gouvernement burundais à mettre en terme à la violence d’Etat

Dans son rapport hebdomadaire « Iteka n’Ijambo » couvrant la semaine du 13 au 19 février 2017, la Ligue Iteka inventorie au moins 7 personnes tuées, 1 portée disparue, 18 torturées, 25 arrêtées arbitrairement et 2 personnes ont été victimes des violences basées sur le genre. Ce rapport signale également les cas de 9 cadavres enregistrés pendant cette période.

Des policiers, des agents du SNR, des jeunes Imbonerakure affiliés au parti CNDD-FDD au pouvoir sont pointés du doigt comme étant les auteurs de la plupart de ces violations de droits humains.

La Ligue Iteka revient sur le cas des militaires accusés d’être impliqués dans l’attaque contre le camp militaire de Mukoni au mois de janvier 2017 qui craignent pour leur sécurité et qui réclament une assistance judiciaire.

Elle s’insurge également contre l’impunité dont jouissent les auteurs des crimes pour le seul motif qu’ils sont proches du pouvoir.

Cette organisation remarque que le droit à l’éducation et à la santé est menacé au Burundi suite à la crise et à la famine qui secoue le pays .Les personnes affamées continuent à s’exiler en Tanzanie en quête de la nourriture.

La Ligue Iteka recommande au gouvernement de mettre fin sans tarder à la violence d’Etat et aux violations des droits de l’Homme, de démanteler et désarmer la milice Imbonerakure et de cesser de diviser les corps de défense et de sécurité. Elle interpelle l’ONU et l’UA pour envoyer une force militaire de protection de la population burundaise en détresse et d’adopter des résolutions susceptibles de restaurer la paix.


Publié le 21 / 02 / 2017 par

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