La cour de Justice de l’EAC valide la candidature du Président Burundais Pierre Nkurunziza

Il s’agit d’une voie judiciaire qui avait été empruntée par le forum des organisations de la société civile de la communauté Est-Africaine, EASCOF, pour notamment « annuler les élections de 2015, invalider la candidature du président Pierre Nkurunziza, dissoudre la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI et annuler le jugement de cour constitutionnelle du Burundi qui a permis au candidat du parti présidentiel Cndd-Fdd à se représenter ».

Ces organisations de la société civile montraient que « toutes ces actions entreprises » par le parti au pouvoir sont contraires à la constitution du Burundi, à l’accord d’Arusha et au traité de l’Eac.

Le jugement de la cour de justice de l’Eac est tombé ce Jeudi, le 29 septembre 2016. « Il n’est pas du ressort de cette cour pour revenir sur les décisions et arrêts rendus par les cours et tribunaux internes des Etats membres de l’Eac. Plutôt elle ne fait qu’interpréter le traité de l’Eac. En plus ces plaintes ont été deposees tardivement » a déclaré le juge avant d’ajouter que cette cour ne revient pas sur les décisions de la cour constitutionnelle et de la CENI.

« En plus, la candidature du président Burundais au nom de Pierre Nkurunziza ainsi que les élections qui ont suivi ont respecté les lois internes en vigueur au Burundi » a-t-il ajouté avant de conclure la séance.

Ce jugement a été mal accueilli par la société civile qui a déposé les plaintes. Maitre Dieudonné Bashirahishize parle « d’un non événement ».

« On espérait rien de cette cour. Elle a raté l’occasion de stopper ou d’annuler les élections de 2015. C’était une occasion de prévenir les tueries et assassinats qui ont suivi et qui sont en cours », lache-t-il. « En tout cas, on ne s’attendait pas que cette cour dise que le mandat est illégal pour en fin voir le Président Nkurunziza quitter le pouvoir » s’exclame-t-il.

Du coté de Bujumbura, satisfaction totale. « Les élections ont respecté les lois du Burundi » commence ses propos Maitre Nestor Kayobera, avocat du gouvernement du Burundi dans cette affaire. « Je viens d’achever un long voyage que j’ai commencé en juillet 2015 et j’en sors vainqueur. Cette cour vient de montrer que ces organisations nous faisaient perdre du temps » laisse-t-il entendre.

Il ajoute qu’en fin tout est clair. « Alors, c’est clair que le mandat présidentiel de Nkurunziza est légal, comme d’ailleurs l’avait constaté la cour constitutionnelle du Burundi. C’est intouchable son jugement. C’est la victoire du peuple, du parti et du gouvernement mais également du ministère de la justice » dira-t-il avant de s’apaisantir sur le fait que « les gens devraient se soucier et avoir confiance en la justice interne au lieu de perdre le temps dans des juridictions internationales ».

L’EASCOF, compte, sans espoir, interjeter appel après avoir analysé le document du jugement.


Publié le 29 / 09 / 2016 par

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