La détention de l’ex-policier Richard Hagabimana jugée illégale par l’ONU

Le groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires a jugé illégales l’arrestation et la détention de Richard Hagabimana en juin 2015.
Ce colonel de police avait à l’époque refusé l’ordre de tirer sur les manifestants qui protestaient contre le troisième mandat du président Nkurunziza.
Dans un document dont nos confrères de la Radio France Internationale se sont procurés une copie, le groupe de travail de l’ONU détaille les raisons de cet avis et souligne la «bravoure» du colonel Hagabimana qui a « sauvé des vies humaines ».

L’ONU se base sur trois raisons principales pour affirmer l’illégalité et l’arbitraire de la détention du colonel. Le mandat d’arrêt a été émis après l’arrestation du colonel et n’a pas été renouvelé. Le colonel Hagabimana a pu être entendu par un juge après cinq mois de détention.
Enfin, ses avocats ont été révoqués et n’ont pas eu accès à son dossier, le privant ainsi du droit à un procès équitable.

Alors que le colonel a été arrêté en juin 2015, accusé d’avoir participé au putsch manqué du 13 Mai, lui affirme qu’il se trouvait à l’étranger au moment des faits. Cet officier de la police a pris le chemin de l’exil après son acquittement par la cour suprême au mois de janvier. Richard Hagabimana a,par la suite,été condamné à perpétuité durant le procès en appel à la cour suprême.

Comme c’est précisé dans ce document, le gouvernement du Burundi n’a « pas daigné répondre » à ces accusations dans les délais impartis et n’a pas saisi le rapporteur spécial sur la torture pour enquêter sur les allégations des violences physiques subies par Richard Hagabimana.


Publié le 14 / 06 / 2016 par

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