La ministre de la justice burundaise dément les cas de torture dans l’affaire du camp Mukoni

La ministre de la justice madame Aimée Laurentine Kanyana s’est exprimée sur le procès de vol au camp Mukoni en province Muyinga qui a créé la polémique. Les journalistes ont rappelé à la ministre que des témoins ont vu que le caporal Fulgence Ndayikengurukiye ne pouvait ni s’assoir ni se mettre débout. La ministre dément catégoriquement ces allégations.
La ministre indique que d’après les informations qu’elle a, aucun des détenus n’a été torturé et d’ailleurs l’audience était publique. Néanmoins, elle ajoute : « Nous considérons les circonstances dans lesquelles ce monsieur a été arrêté. Je crois que c’est tout à fait normal qu’il ait un malaise. Imaginez quelqu’un qui est resté dans le plafond d’une maison des heures et des heures, détenant des fusils et grenades, il n’était pas à l’aise. Et vous savez à l’intérieur du pays, dans des plafonds il y a de la poussière, il y a des rats. Et puis aussi quand il devait quitter ce lieu là il devait tomber à partir du plafond, tout cela pouvait créer un certain malaise de sa part et puis aussi il y a les circonstances dans lesquelles d’autres ont été arrêtés. Ils étaient entrain de courir, tentant de se sauver, quand ils tiraient ils étaient dans un endroit de roche ».
Sur la question selon la quelle la peine de trente ans de prison parait lourde par rapport au crime de tentative de vol auquel sont accusés ces prisonnier la ministre a répondu que même si ces personnes n’avaient encore rien volé l’intention était là car ils avaient commencé l’exécution de l’infraction, donc l’infraction était déjà consommée.
Les journalistes ont voulu savoir pourquoi certains détenus ont été appréhendés alors qu’au moment de l’attaque du camp de Mukoni ils étaient dans d’autres provinces, la ministre a indiqué que certains étaient des planificateurs de ce crime et d’autres ont fourni des moyens financiers.
Concernant les accusations selon lesquelles ont aurait refusé à ces détenus l’assistance d’un avocat la ministre indique qu’ils peuvent interjeter appel et demander à ce qu’ils puissent être assistés par un avocat.
Onze civils et sept militaires qui étaient accusé de vol en bande organisée et ont été condamnés à trente ans de prisons et à une lourde amande après l’attaque du camp Mukoni.


Publié le 31 / 01 / 2017 par

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