« Le Burundi avec un taux de croissance le plus bas au monde », selon par PARCEM

Le Burundi court le risque « d’écrasement de sa population pauvre par manque de leadership éclairé ». Dernier pays pauvre avec 300 dollars par habitant par an, il enregistre un taux de croissance le plus bas du monde. Des rapports montrent qu’il peut s’attendre à une catastrophe suite à l’explosion démographique avec 1000 naissances par jour et 75 % de moins de 35ans.

Ces chiffres inquiétants ont été rendu publics mercredi 14 décembre 2016 par l’ONG Parole et Action pour le Changement des Mentalités (PARCEM) dans la province de Kayanza. 58% d’enfants burundais sont mal nourris. Le Burundi dépasse le seuil d’alerte de l’OMS qui le place à 40%.

En 2030, la population burundaise pourrait atteindre 16 millions au rythme de naissance actuel. Le taux de pauvreté est supérieur à 67%, certaines provinces vont jusqu’à 77% comme Cankuzo, 79% à Gitega, 84% à Ruyigi et Muyinga. Cette pauvreté se manifeste par la faim, la malnutrition, la précarité d’hygiène. La situation de misère est aggravée par la dégradation du sol où « 100 tonnes de bonnes terres partent, la vitesse de la déforestation qui a comme conséquence la disparition totale des forêts ». Selon Faustin Ndikumana , le Burundi risque de devenir un désert si rien n’est fait dans 24 ans.

Malgré cette situation de misère, des potentialités existent au Burundi. Selon Faustin Ndikumana Une diversité climatique, un régime pluviométrique favorable et un réseau hydrographique peuvent permettre l’irrigation et la fertilité de certaines régions qui en outre « regorgent » des potentialités minières. A titre d’exemple, selon PARCEM, le Burundi possède la moitié du stock de colombo-tantalite dans le monde, 6% des réserves mondiale en nickel, de l’or, une biodiversité aquatique énorme et une position géostratégique de plaque tournante dans la région. PARCEM demandent aux leaders de capitaliser ces potentialités en encourageant le culte du meilleur et distinguer les postes politiques et des postes techniques. Lors de cette conférence publique tenue à Bubanza sur la relance économique et la bonne gouvernance, PARCEM a déploré le fait que le Burundi est cité parmi les 10 premiers pays corrompus du monde et le premier dans l’EAC. L’ONG conclut que les dirigeants doivent mettre en avant les priorités de la population et lutter contre l’impunité.


Publié le 15 / 12 / 2016 par

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