Le comité des NU contre la torture demande à Bujumbura des actions concrètes pour le respect des droits de l’homme.

Dans un rapport de 12 pages rendu public ce vendredi 12 août 2016, le comité des Nations Unies contre la torture a présente ses observations finales sur le Burundi. Ce rapport fait état des cas de torture, des violences sexuelles, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées ou même une possible existence de fosses communes. Lors de sa 58e session tenue à Genève, le comité contre la torture a examiné le rapport spécial qu’il avait demandé au gouvernement burundais.Un rapport qui a été présenté avec un retard de trois mois. Cela avait été demandé au pouvoir de Bujumbura après que les Nations Unies aient reçu des informations alarmantes faisant état de possibles cas de torture à motivation politique ou ethnique.

Une délégation burundaise conduite par la ministre de la justice a répondu a l’invitation du comité le 28 juillet 2016, mais a annulé sa participation le lendemain pour protester contre la présentation d’un autre rapport établi par des représentants de la société civile burundaise. L’abandon d’une équipe Etat partie (Burundi) en plein milieu des discussions étant la première dans l’histoire du comité.
Dans son rapport, le comité des Nations Unies de lutte contre la torture demande aux autorités burundaises d’ouvrir des "enquêtes indépendantes et impartiales" sur 348 exécutions extrajudiciaires et 651 cas de torture enregistrés entre avril 2015 et avril 2016, qui auraient été commis en majorité par des membres de la police et des services de renseignement.
Le comité n’attend plus d’explications, mais des mesures concrètes pour mettre un terme à ces crimes. Il demande au Burundi de lui présenter des résultats avant le 12 octobre prochain.


Publié le 16 / 08 / 2016 par

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